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Décision de justice

Tribunal de commerce de Poitiers, CHAMBRE DU CONSEIL Salle N°7, 29 juillet 2026, n° 2026001899

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Motifs

Attendu que suivant le rapport établi par le mandataire judiciaire, les créanciers ont été informés du projet de plan de redressement susvisé :

L'ensemble des avis recueillis sont favorable au plan, représentant 78% du passif

Aucun créancier ne s'oppose au plan

Attendu que le mandataire judiciaire émet un avis favorable au plan présenté qui demeure la meilleure chance des créanciers d'être désintéressés, sachant que le fonds de commerce de l'entreprise, qui demeure leur gage, a une valeur aléatoire.

Attendu que le Ministère Public en la personne de Madame [E] [T], Procureure de la République adjointe a émis un avis favorable à l'arrêté du plan

Attendu que dans leur grande majorité, les créanciers ont ainsi accepté le projet de plan ;

Que les propositions formulées dans le projet de plan sont sérieuses et permettent un apurement total du passif privilégié et chirographaire sur une durée de 10 ans ;

Que les propositions de remboursement du passif de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. sont cohérentes avec les résultats dégagés pendant la période d'observation et les perspectives d'avenir ;

Qu'elles ont surtout l'avantage de maintenir une entreprise et de sauvegarder les emplois ;

Qu'ainsi, l'esprit des titres II et III du livre VI du Code de Commerce se trouve respecté, il échet d'arrêter le plan de redressement en statuant dans les termes ci-après ;

Dispositif

PAR CES MOTIFS :

Le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant en premier ressort par un jugement contradictoire,

Arrête le plan de redressement de l'EURL E.U.R.L. M.S.E..

Dit que l'EURL E.U.R.L. M.S.E. devra payer dans le cadre de son plan :

Remboursement à hauteur de 100% de leur montant admis, sur 10 ans avec des échéances constantes de 10%:

Donne

acte des délais accordés par les créanciers de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. ayant accepté expressément ou tacitement le plan proposé.

Dit

que pour garantir le paiement de l'échéance annuelle, des versements mensuels devront être effectués entre les mains du Commissaire à l'exécution du plan.

Impose

aux créanciers de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. ayant refusé ou conditionné le plan proposé, le règlement de leurs créances à raison de 100 % selon les modalités prévues audit plan.

Dit

que les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture de la procédure de redressement judiciaire seront réglées dans les 15 jours du présent jugement.

Dit

que les créances super-privilégiées seront réglées immédiatement.

Dit

que les frais du mandataire judiciaire seront réglés dans les 15 jours du présent jugement.

Dit que les frais de justice seront réglés dès le prononcé du présent jugement.

Dit

que dans la limite de 5% du passif estimé, les créances les plus faibles, sans que chacune puisse excéder 500 €, seront réglées comptant dans l'ordre croissant de leur montant en application des articles L.626-20, L.631-19 al.1, R.626-34 et R.631-35 al. 1 du Code de Commerce.

Rappelle

que l'arrêt du présent plan entraîne la levée de plein droit de toute interdiction d'émettre des chèques conformément aux articles L.626-13 et L.631-19 al.1 du Code de Commerce.

Rappelle

que s'agissant des majorations et autres pénalités attachées aux créances publiques, l'ouverture de la procédure de redressement entraîne :
 * La remise de plein droit des majorations et pénalités fiscales en application de l'article 1756 du CGI.
 * La remise de plein droit des majorations et pénalités fiscales dues aux organismes de sécurité sociale et aux institutions gérant l'assurance chômage conformément aux dispositions de l'alinéa 7 de l'article L 243-5 du code de la sécurité sociale.

Dit

que l'EURL E.U.R.L. M.S.E. devra pendant la durée du plan fournir au Commissaire à l'Exécution du Plan ses bilans et comptes de résultat annuels.

Prononce

pour la durée du plan et ordonne qu'elle soit publiée par le Commissaire à l'exécution du plan en application de l'article L 626-14 et des articles R 626-25 et suivants du Code de Commerce, l'Inaliénabilité des biens mobiliers indispensables à la continuation de l'entreprise à savoir : le fonds de commerce de l'entreprise "Le conseil en développement de projets dans le domaine des énergies renouvelables ; la production d'électricité par tous moyens, notamment par centrales photovoltaiques ; la prise de participation dans toutes sociétés de quelconque nature ou objet, la gestion administrative et commerciale" sis [Adresse 2] [Localité 3] [Adresse 3] immatriculé Siren :

523 902 260
 * Maintient

la SELARL ACTIS, représentée par Maître [Q] [S] en sa qualité de mandataire judiciaire pendant le temps nécessaire à la vérification et à l'établissement définitif de l'état des créances.

La nomme également en qualité de commissaire à l'exécution du plan.

Dit

que les dividendes prévus au projet de plan de redressement seront payés à leur échéance par l'entreprise au commissaire à l'exécution du plan qui les répartira entre tous les créanciers.

Dit

que l'entreprise adressera chaque année au commissaire à l'exécution du plan, un exemplaire des comptes annuels ainsi que les attestations de paiement de l'Urssaf, la TVA, la caisse des congés payés, les caisses de retraite, l'IS, et autres impôts et obligations.

Ordonne

au Greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ainsi que l'emploi des dépens en frais privilégiés de procédure.

Ainsi jugé et prononcé le mercredi vingt-neuf juillet deux mille vingt six par le Tribunal de Commerce de Poitiers ainsi composé :

Monsieur Gilbert GUITTARD, Président, Madame Patricia MARTIN, Monsieur Stéphane DAUGE, Juges. Assistés de Maître Pierre-Olivier HULIN, Greffier

La minute du présent jugement est signée électroniquement par le président et le greffier.
Texte intégral
*1DE/00/34/09/73*

R.G. : 2026001899 P.C. : 2024J233

TRIBUNAL DE COMMERCE DE POITIERS

JUGEMENT du mercredi 29 juillet 2026

JUGEMENT ARRÊTANT [Localité 1] DE REDRESSEMENT de l'EURL E.U.R.L. M.S.E.

Par Arrêt en date du 6 mai 2025, la Cour d'Appel de Poitiers a infirmé le jugement du Tribunal de Commerce de Poitiers du 24 septembre 2024, prononçant la liquidation judiciaire, et a ouvert une procédure de redressement judiciaire, à l'égard de

l'EURL E.U.R.L. M.S.E.

Vu l'Arrêt de la Cour d'Appel de Poitiers du 6 mai 2025 qui a ouvert une procédure de redressement concernant :

EURL E.U.R.L. M.S.E. [Adresse 1] [Localité 2]

et nommé la SELARL ACTIS, mandataire judiciaire,

Vu le projet de plan de redressement présenté à ce tribunal par l'EURL E.U.R.L. M.S.E. et déposé au greffe le 20 avril 2026.

Vu la communication de la cause au parquet du Tribunal Judiciaire.

Vu la convocation des parties pour l'audience en chambre du conseil du 24/07/2026.

Attendu que suivant le rapport établi par le mandataire judiciaire, les créanciers ont été informés du projet de plan de redressement susvisé :

L'ensemble des avis recueillis sont favorable au plan, représentant 78% du passif

Aucun créancier ne s'oppose au plan

Attendu que le mandataire judiciaire émet un avis favorable au plan présenté qui demeure la meilleure chance des créanciers d'être désintéressés, sachant que le fonds de commerce de l'entreprise, qui demeure leur gage, a une valeur aléatoire.

Attendu que le Ministère Public en la personne de Madame [E] [T], Procureure de la République adjointe a émis un avis favorable à l'arrêté du plan

Attendu que dans leur grande majorité, les créanciers ont ainsi accepté le projet de plan ;

Que les propositions formulées dans le projet de plan sont sérieuses et permettent un apurement total du passif privilégié et chirographaire sur une durée de 10 ans ;

Que les propositions de remboursement du passif de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. sont cohérentes avec les résultats dégagés pendant la période d'observation et les perspectives d'avenir ;

Qu'elles ont surtout l'avantage de maintenir une entreprise et de sauvegarder les emplois ;

Qu'ainsi, l'esprit des titres II et III du livre VI du Code de Commerce se trouve respecté, il échet d'arrêter le plan de redressement en statuant dans les termes ci-après ;

PAR CES MOTIFS :

Le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant en premier ressort par un jugement contradictoire,

Arrête le plan de redressement de l'EURL E.U.R.L. M.S.E..

Dit que l'EURL E.U.R.L. M.S.E. devra payer dans le cadre de son plan :

Remboursement à hauteur de 100% de leur montant admis, sur 10 ans avec des échéances constantes de 10%:

Donne

acte des délais accordés par les créanciers de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. ayant accepté expressément ou tacitement le plan proposé.

Dit

que pour garantir le paiement de l'échéance annuelle, des versements mensuels devront être effectués entre les mains du Commissaire à l'exécution du plan.

Impose

aux créanciers de l'EURL E.U.R.L. M.S.E. ayant refusé ou conditionné le plan proposé, le règlement de leurs créances à raison de 100 % selon les modalités prévues audit plan.

Dit

que les créances nées régulièrement après le jugement d'ouverture de la procédure de redressement judiciaire seront réglées dans les 15 jours du présent jugement.

Dit

que les créances super-privilégiées seront réglées immédiatement.

Dit

que les frais du mandataire judiciaire seront réglés dans les 15 jours du présent jugement.

Dit que les frais de justice seront réglés dès le prononcé du présent jugement.

Dit

que dans la limite de 5% du passif estimé, les créances les plus faibles, sans que chacune puisse excéder 500 €, seront réglées comptant dans l'ordre croissant de leur montant en application des articles L.626-20, L.631-19 al.1, R.626-34 et R.631-35 al. 1 du Code de Commerce.

Rappelle

que l'arrêt du présent plan entraîne la levée de plein droit de toute interdiction d'émettre des chèques conformément aux articles L.626-13 et L.631-19 al.1 du Code de Commerce.

Rappelle

que s'agissant des majorations et autres pénalités attachées aux créances publiques, l'ouverture de la procédure de redressement entraîne :
 * La remise de plein droit des majorations et pénalités fiscales en application de l'article 1756 du CGI.
 * La remise de plein droit des majorations et pénalités fiscales dues aux organismes de sécurité sociale et aux institutions gérant l'assurance chômage conformément aux dispositions de l'alinéa 7 de l'article L 243-5 du code de la sécurité sociale.

Dit

que l'EURL E.U.R.L. M.S.E. devra pendant la durée du plan fournir au Commissaire à l'Exécution du Plan ses bilans et comptes de résultat annuels.

Prononce

pour la durée du plan et ordonne qu'elle soit publiée par le Commissaire à l'exécution du plan en application de l'article L 626-14 et des articles R 626-25 et suivants du Code de Commerce, l'Inaliénabilité des biens mobiliers indispensables à la continuation de l'entreprise à savoir : le fonds de commerce de l'entreprise "Le conseil en développement de projets dans le domaine des énergies renouvelables ; la production d'électricité par tous moyens, notamment par centrales photovoltaiques ; la prise de participation dans toutes sociétés de quelconque nature ou objet, la gestion administrative et commerciale" sis [Adresse 2] [Localité 3] [Adresse 3] immatriculé Siren :

523 902 260
 * Maintient

la SELARL ACTIS, représentée par Maître [Q] [S] en sa qualité de mandataire judiciaire pendant le temps nécessaire à la vérification et à l'établissement définitif de l'état des créances.

La nomme également en qualité de commissaire à l'exécution du plan.

Dit

que les dividendes prévus au projet de plan de redressement seront payés à leur échéance par l'entreprise au commissaire à l'exécution du plan qui les répartira entre tous les créanciers.

Dit

que l'entreprise adressera chaque année au commissaire à l'exécution du plan, un exemplaire des comptes annuels ainsi que les attestations de paiement de l'Urssaf, la TVA, la caisse des congés payés, les caisses de retraite, l'IS, et autres impôts et obligations.

Ordonne

au Greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ainsi que l'emploi des dépens en frais privilégiés de procédure.

Ainsi jugé et prononcé le mercredi vingt-neuf juillet deux mille vingt six par le Tribunal de Commerce de Poitiers ainsi composé :

Monsieur Gilbert GUITTARD, Président, Madame Patricia MARTIN, Monsieur Stéphane DAUGE, Juges. Assistés de Maître Pierre-Olivier HULIN, Greffier

La minute du présent jugement est signée électroniquement par le président et le greffier.

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Mise à jour de la source le 2026-07-31T20:44:35.652Z.