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Décision de justice

Tribunal de commerce de La Rochelle, DECLARATIONS DE CESSATION DES PAIEMENTS, 13 juillet 2026, n° 2026004897

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Parties (entreprises)

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Motifs

REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

TRIBUNAL DE COMMERCE DE LA ROCHELLE N° rôle : 2026 004897

JUGEMENT DU TREIZE JUILLET DEUX MILLE VINGT SIX

En date du 01/07/2026, Madame [V] [P], née [G] le 03/07/1953 à [Localité 1] (92), de nationalité française, demeurant [Adresse 1], agissant en qualité de présidente de

[X] [Q]

(SAS), immatriculée au RCS de [Localité 2] sous le numéro 881 310 569, Vente à distance sur catalogue général sous le nom commercial « MBS Design », dont le siège social se trouve sis [Adresse 2], a fait la déclaration de cessation des paiements prévue par la loi.

Le débiteur a été appelé à comparaître en chambre du conseil pour l'audience du 07/07/2026 à 14:00, accompagné le cas échéant de la personne habilitée à être entendue, conformément aux articles L.621-1, L.631-7, R.621-2 et R.631-7 du code de commerce.

COMPOSITION DU TRIBUNAL

Lors des débats et du délibéré, Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, Messieurs Philippe FOURNIER et Christophe GALINET, Juges, Assistés lors des débats par Maître Geoffroy d'Avout, Greffier,

Lors de l'audience du 07/07/2026, Madame [V] [P], représentante légale, assistée de Maître Martin BROUARD, avocat au barreau de Paris, a été entendue en ses explications laquelle déclare :

Avoir un passif échu et exigible s'élevant à 53 030 euros et ne pas avoir l'actif disponible pour y faire face,

Ne pas avoir de salariés à ce jour,

Etre toujours en activité,

Avoir un chiffre d'affaires H.T du dernier exercice qui s'est élevé à 143 802 euros,

Solliciter l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire.

Madame [V] [P] explique avoir pris à bail un local commercial en mars 2024 afin de diversifier son activité en ligne sur lequel de nombreux travaux ont du être réalisés, à l'origine des premières difficultés de la société. Ces difficultés ont été aggravées par des charges de fonctionnement élevées, une commercialité très faible du local et l'impossibilité de rentabiliser l'activité de co-working. Une procédure de mandat ad hoc a été ouverte dans l'objectif de sécuriser les conditions de sortie des locaux mais aucun accord n'a pu être trouvé avec le bailleur.

Madame [V] [P] précise que l'ouverture d'une procédure collective présente un intérêt déterminant en ce que les actions en paiement initiées par les créanciers menaçaient à court terme la poursuite de l'exploitation. Par ailleurs, elle offrira le cadre nécessaire pour finaliser les négociations engagées avec le bailleur relatives aux conditions de sortie des locaux tout en proposant un plan de remboursement du passif compatible avec les capacités réelles de la société.

Le Ministère public, entendu, émet un avis favorable à l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire.

CELA ETANT EXPOSE

Il ressort des pièces versées à l'appui de la déclaration de cessation des paiements, et des déclarations faites, que [X] [Q] (SAS) ne se trouve pas en mesure de faire face au passif exigible avec l'actif disponible dont elle dispose. Dans ces conditions, l'entreprise est en état de cessation des paiements et, en application de l'article L. 631-8 du code de commerce, il y a lieu de fixer provisoirement la date de cessation des paiements au 24/06/2026.

Il n'existe à ce stade aucun élément permettant de considérer que le redressement de la société serait impossible, voire qu'il est soutenu par le débiteur, de sorte qu'il y a lieu d'ouvrir une procédure de redressement judiciaire.

Il convient d'appliquer la procédure sans administrateur judiciaire prévue par les articles L621-4, L631-9, R621-11 et R631-16 du code de commerce, eu égard au montant du chiffre d'affaires hors taxes et au nombre de salariés de l'entreprise débitrice, existant au jour de la demande.

Dispositif

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant par jugement contradictoire et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, hors la présence du ministère public et du greffier,

Vu le titre IV du code de commerce traitant des difficultés des entreprises, Vu les articles L.631-1 et suivants du code de commerce,

Constate l'état de cessation des paiements de [X] [Q] (SAS) ;

Prononce le redressement judiciaire de [X] [Q] (SAS) Vente à distance sur catalogue général sous le nom commercial « MBS Design » [Adresse 3] Inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés de La Rochelle sous le numéro 881 310 569 ;

Constate que Madame [V] [P], représentante légale, a été entendue ;

Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 24/06/2026 ;

Ouvre

une période d'observation de six mois ;

Désigne Madame [A] [I] en qualité de juge-commissaire ;

Désigne

la SELARL EKIP' prise en la personne de Maître [M] [F], [Adresse 4], en qualité de mandataire judiciaire ;

Désigne

Maître [T] [W] [Adresse 5], en qualité de commissaire de justice aux fins de réaliser l'inventaire du patrimoine du débiteur, prévus à l'article L.622-6 du code de commerce, ainsi que les garanties qui le grèvent ;

Dit que l'inventaire devra être déposé au greffe dans le délai d'un mois de la présente décision et qu'en cas de difficultés, il en sera référé au juge-commissaire ;

Dit

que le débiteur devra remettre sans délai au mandataire judiciaire, la liste de ses créanciers, du montant de ses dettes, de ses principaux contrats en cours et qu'il l'informera des instances en cours auxquelles l'entreprise est partie ;

Invite

le débiteur, sous peine de sanctions commerciales, à coopérer avec le mandataire judiciaire et à ne pas faire obstacle au bon déroulement de la procédure ;

Ordonne

le rappel de cette affaire le

MARDI 08 SEPTEMBRE 2026 à 14 H 00

en la chambre du conseil sis [Adresse 6], 17000 LA ROCHELLE, afin qu'il soit statué sur la poursuite d'activité ou le prononcé de la liquidation judiciaire ;

Dit

qu'un premier rapport, dressé par le chef d'entreprise, précisant et justifiant conformément aux dispositions de l'article L 631-15 du code de commerce, que l'entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d'activité, sera déposé au greffe par le chef d'entreprise dix jours avant ladite audience, et notifié aux représentants du comité d'entreprise ou à défaut aux délégués du personnel, s'il y a lieu, au mandataire judiciaire, et communiqué au juge-commissaire et au Procureur de la République ;

Dit que le présent jugement tient lieu de convocation ;

Rappelle

au débiteur qu'il lui appartiendra de régler, dans le cadre de la période d'observation, au vu des relevés détaillés, d'une part au greffe les frais, taxes et débours concernant la procédure, et d'autre part, à la personne chargée des opérations d'inventaire, les frais relatifs à l'établissement de l'inventaire ;

Fixe

à 12 mois après la parution du présent jugement au BODACC, le délai prévu par l'article L.624-1 du code de commerce ;

Ordonne au greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ;

Passe les dépens en frais privilégiés de redressement judiciaire.

L'affaire a été plaidée le 07/07/2026, et a été mise en délibéré au 13/07/2026 en présence de Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, Messieurs Philippe FOURNIER et Christophe GALINET, Juges, et le jugement a été prononcé par mise à disposition au greffe et signé le 13/07/2026, par Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, assisté du Greffier.

Le Greffier

Le Président.
Texte intégral
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

TRIBUNAL DE COMMERCE DE LA ROCHELLE N° rôle : 2026 004897

JUGEMENT DU TREIZE JUILLET DEUX MILLE VINGT SIX

En date du 01/07/2026, Madame [V] [P], née [G] le 03/07/1953 à [Localité 1] (92), de nationalité française, demeurant [Adresse 1], agissant en qualité de présidente de

[X] [Q]

(SAS), immatriculée au RCS de [Localité 2] sous le numéro 881 310 569, Vente à distance sur catalogue général sous le nom commercial « MBS Design », dont le siège social se trouve sis [Adresse 2], a fait la déclaration de cessation des paiements prévue par la loi.

Le débiteur a été appelé à comparaître en chambre du conseil pour l'audience du 07/07/2026 à 14:00, accompagné le cas échéant de la personne habilitée à être entendue, conformément aux articles L.621-1, L.631-7, R.621-2 et R.631-7 du code de commerce.

COMPOSITION DU TRIBUNAL

Lors des débats et du délibéré, Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, Messieurs Philippe FOURNIER et Christophe GALINET, Juges, Assistés lors des débats par Maître Geoffroy d'Avout, Greffier,

Lors de l'audience du 07/07/2026, Madame [V] [P], représentante légale, assistée de Maître Martin BROUARD, avocat au barreau de Paris, a été entendue en ses explications laquelle déclare :

Avoir un passif échu et exigible s'élevant à 53 030 euros et ne pas avoir l'actif disponible pour y faire face,

Ne pas avoir de salariés à ce jour,

Etre toujours en activité,

Avoir un chiffre d'affaires H.T du dernier exercice qui s'est élevé à 143 802 euros,

Solliciter l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire.

Madame [V] [P] explique avoir pris à bail un local commercial en mars 2024 afin de diversifier son activité en ligne sur lequel de nombreux travaux ont du être réalisés, à l'origine des premières difficultés de la société. Ces difficultés ont été aggravées par des charges de fonctionnement élevées, une commercialité très faible du local et l'impossibilité de rentabiliser l'activité de co-working. Une procédure de mandat ad hoc a été ouverte dans l'objectif de sécuriser les conditions de sortie des locaux mais aucun accord n'a pu être trouvé avec le bailleur.

Madame [V] [P] précise que l'ouverture d'une procédure collective présente un intérêt déterminant en ce que les actions en paiement initiées par les créanciers menaçaient à court terme la poursuite de l'exploitation. Par ailleurs, elle offrira le cadre nécessaire pour finaliser les négociations engagées avec le bailleur relatives aux conditions de sortie des locaux tout en proposant un plan de remboursement du passif compatible avec les capacités réelles de la société.

Le Ministère public, entendu, émet un avis favorable à l'ouverture de la procédure de redressement judiciaire.

CELA ETANT EXPOSE

Il ressort des pièces versées à l'appui de la déclaration de cessation des paiements, et des déclarations faites, que [X] [Q] (SAS) ne se trouve pas en mesure de faire face au passif exigible avec l'actif disponible dont elle dispose. Dans ces conditions, l'entreprise est en état de cessation des paiements et, en application de l'article L. 631-8 du code de commerce, il y a lieu de fixer provisoirement la date de cessation des paiements au 24/06/2026.

Il n'existe à ce stade aucun élément permettant de considérer que le redressement de la société serait impossible, voire qu'il est soutenu par le débiteur, de sorte qu'il y a lieu d'ouvrir une procédure de redressement judiciaire.

Il convient d'appliquer la procédure sans administrateur judiciaire prévue par les articles L621-4, L631-9, R621-11 et R631-16 du code de commerce, eu égard au montant du chiffre d'affaires hors taxes et au nombre de salariés de l'entreprise débitrice, existant au jour de la demande.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant par jugement contradictoire et en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, hors la présence du ministère public et du greffier,

Vu le titre IV du code de commerce traitant des difficultés des entreprises, Vu les articles L.631-1 et suivants du code de commerce,

Constate l'état de cessation des paiements de [X] [Q] (SAS) ;

Prononce le redressement judiciaire de [X] [Q] (SAS) Vente à distance sur catalogue général sous le nom commercial « MBS Design » [Adresse 3] Inscrite au Registre du Commerce et des Sociétés de La Rochelle sous le numéro 881 310 569 ;

Constate que Madame [V] [P], représentante légale, a été entendue ;

Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 24/06/2026 ;

Ouvre

une période d'observation de six mois ;

Désigne Madame [A] [I] en qualité de juge-commissaire ;

Désigne

la SELARL EKIP' prise en la personne de Maître [M] [F], [Adresse 4], en qualité de mandataire judiciaire ;

Désigne

Maître [T] [W] [Adresse 5], en qualité de commissaire de justice aux fins de réaliser l'inventaire du patrimoine du débiteur, prévus à l'article L.622-6 du code de commerce, ainsi que les garanties qui le grèvent ;

Dit que l'inventaire devra être déposé au greffe dans le délai d'un mois de la présente décision et qu'en cas de difficultés, il en sera référé au juge-commissaire ;

Dit

que le débiteur devra remettre sans délai au mandataire judiciaire, la liste de ses créanciers, du montant de ses dettes, de ses principaux contrats en cours et qu'il l'informera des instances en cours auxquelles l'entreprise est partie ;

Invite

le débiteur, sous peine de sanctions commerciales, à coopérer avec le mandataire judiciaire et à ne pas faire obstacle au bon déroulement de la procédure ;

Ordonne

le rappel de cette affaire le

MARDI 08 SEPTEMBRE 2026 à 14 H 00

en la chambre du conseil sis [Adresse 6], 17000 LA ROCHELLE, afin qu'il soit statué sur la poursuite d'activité ou le prononcé de la liquidation judiciaire ;

Dit

qu'un premier rapport, dressé par le chef d'entreprise, précisant et justifiant conformément aux dispositions de l'article L 631-15 du code de commerce, que l'entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d'activité, sera déposé au greffe par le chef d'entreprise dix jours avant ladite audience, et notifié aux représentants du comité d'entreprise ou à défaut aux délégués du personnel, s'il y a lieu, au mandataire judiciaire, et communiqué au juge-commissaire et au Procureur de la République ;

Dit que le présent jugement tient lieu de convocation ;

Rappelle

au débiteur qu'il lui appartiendra de régler, dans le cadre de la période d'observation, au vu des relevés détaillés, d'une part au greffe les frais, taxes et débours concernant la procédure, et d'autre part, à la personne chargée des opérations d'inventaire, les frais relatifs à l'établissement de l'inventaire ;

Fixe

à 12 mois après la parution du présent jugement au BODACC, le délai prévu par l'article L.624-1 du code de commerce ;

Ordonne au greffier de procéder sans délai à la publicité du présent jugement nonobstant toute voie de recours ;

Passe les dépens en frais privilégiés de redressement judiciaire.

L'affaire a été plaidée le 07/07/2026, et a été mise en délibéré au 13/07/2026 en présence de Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, Messieurs Philippe FOURNIER et Christophe GALINET, Juges, et le jugement a été prononcé par mise à disposition au greffe et signé le 13/07/2026, par Monsieur Jean-Pierre DUCOL, Président, assisté du Greffier.

Le Greffier

Le Président.

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Mise à jour de la source le 2026-07-16T09:10:16.256Z.