Tribunal de commerce d'Aubenas, 2ème CHAMBRE - PROCEDURES COLLECTIVES, 10 mars 2026, n° 2026000468
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Ministère public auquel le dossier a été communiqué - Ministère public absent Représenté par : Céline NAINANI, procureure de la République près le tribunal judiciaire de Privas Débats à l'audience de chambre du conseil du 10/03/2026 Dépens de greffe en euros TTC (sauf tarification forfaitaire) : 128,39 Suivant exploit de commissaire de justice du 06/02/2026, l'URSSAF RHÔNE ALPES a assigné devant le tribunal MME [E] [B] (EI) - [E] [H] afin de voir constater son état de cessation des paiements et ouvrir une procédure collective à son encontre. Dès réception de l'assignation, le greffier a pris le soin d'aviser le représentant légal de son obligation de réunir en urgence le comité d'entreprise ou à défaut les délégués du personnel pour que soient désignées les personnes habilitées à être entendues par le tribunal et à exercer les voies de recours conformément à l'article L. 661-10 du code de commerce. Un avis d'audience a également été adressé au comité social et économique à l'adresse de l'entreprise. Le ministère public a été avisé à la diligence du greffier. Le demandeur a réitéré oralement les termes de son assignation, justifie être créancier des sommes avancées, soutient l'état de cessation des paiements de son débiteur et sollicite en conséquence l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. MME [E] [B] (EI) - [E] [H] a comparu en chambre du conseil et a indiqué effectué des règlements réguliers mais qu'elle ne peut pas apurer la dette.
Motifs
SUR CE, LE TRIBUNAL Au titre de l'examen de la régularité de la demande, le tribunal doit, en vertu de l'article L. 681-1 du code de commerce, apprécier à la fois : * Si les conditions d'ouverture d'une procédure prévue aux titres II à IV du présent livre sont réunies en fonction de la situation du patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel, * Si les conditions prévues à l'article L. 711-1 du code de la consommation sont réunies, en fonction de l'actif du patrimoine personnel et de l'ensemble des dettes exigibles ou à échoir dont le recouvrement peut être poursuivi sur cet actif, * Si ces conditions sont alternativement ou cumulativement réunies. Il ressort des débats et des pièces versées au dossier que : * Selon l'état des débits du 23 janvier 2026, MME [E] [B] (EI) [E] [H] est redevable envers l'URSSAF RHONE ALPES de la somme de 36.502,88 euros concernant la période de janvier 2015 au 2 ème trimestre 2023, * MME [E] [B] (EI) [E] [H] a effectué des paiements réguliers, lesquelles ne permettent pas d'apurer la dette, Il en résulte que MME [E] [B] (EI) - [E] [H], entrepreneur individuel, ne peut faire face à son passif exigible avec l'actif dont il dispose eu égard à son patrimoine professionnel, lequel correspond aux biens, droits, obligations et sûretés de toutes ses activités professionnelles. S'agissant de l'état du patrimoine personnel du débiteur, il résulte des documents produits que la situation de surendettement du débiteur n'est pas caractérisée. En conséquence, il convient d'ouvrir une procédure collective au bénéfice de MME [E] [B] (EI) - [E] [H] sur son seul patrimoine professionnel. Au vu des éléments du dossier, des pièces produites aux débats et de la teneur de ceux-ci, il apparaît que la date de cessation des paiements doit être fixée au 10/09/2024, sans préjudice de l'exercice de l'action prévue par les articles L. 631-8 et L. 641-1 du code de commerce. Il convient en conséquence de dire que la demande est recevable et bien fondée et de prononcer, conformément aux articles L. 631-1 et suivants du code de commerce, l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'égard de MME [E] [B] (EI) - [E] [H], celle-ci visant, en application de l'article L. 681-2 II du même code, les seuls éléments du patrimoine professionnel.
Dispositif
PAR CES MOTIFS Le tribunal, après en avoir délibéré, statuant contradictoirement et en premier ressort, assisté du greffier, Vu les articles L. 631-1 et suivants du code de commerce, Vu l'article L. 681-2 II du code de commerce, Constate l'état de cessation des paiements et prononce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'égard de : MME [E] [B] (EI) - [E] [H] [Adresse 3] Travaux de peinture et vitrerie Constate l'absence de surendettement du patrimoine personnel de MME [E] [B] (EI) - [E] [H], Dit qu'en conséquence de ce qui précède, la procédure collective visera uniquement les éléments du patrimoine professionnel, Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 10/09/2024, eu égard à l'ancienneté des cotisations impayées. Désigne pour cette procédure les organes suivants : [O] [T], en qualité de juge-commissaire, [R] [P] en qualité de juge-commissaire suppléant, Mandataire judiciaire : (selarl) MJ Synergie représentée par Maître Fabrice CHRETIEN [Adresse 4] Chargé d'Inventaire : [A] [X], commissaire de justice [Adresse 5] Avec la mission de dresser l'inventaire et réaliser la prisée du patrimoine du débiteur ainsi que des garanties qui le grèvent dans le délai d'un mois maximum. Ouvre une période d'observation d'une durée de six mois, commençant à courir à compter du présent jugement. Dit que le débiteur devra remettre au mandataire judiciaire dans les huit jours suivant le prononcé du présent jugement, la liste de ses créanciers professionnels comportant les nom ou dénomination, siège ou domicile de chacun avec l'indication du montant des sommes dues, des sommes à échoir et de leur date d'échéance, de la nature de la créance, et des sûretés et privilèges dont chaque créance est assortie. Rappelle que conformément aux articles L. 627-1 et suivants du code de commerce, il appartient au débiteur d'effectuer les actes de gestion concernant la totalité de ses biens et d'établir, pendant la période d'observation, un projet de plan qu'il déposera au greffe. Dit que le mandataire judiciaire devra déposer au greffe la liste des créances avec ses propositions d'admission, de rejet ou de renvoi dans le délai de huit mois à compter du terme du délai imparti aux créanciers pour déclarer leurs créances. Invite le cas échéant le comité social et économique ou, à défaut, les salariés à désigner, dans les 10 jours du présent jugement, un représentant parmi les salariés de l'entreprise et à communiquer le nom et l'adresse de ce dernier au greffe conformément à l'article R. 621-14 du code de commerce. Dit qu'à défaut de désignation ou d'élection de représentant des salariés, le débiteur devra dresser un procès-verbal de carence et l'adresser au greffe. Dit que l'affaire sera rappelée en chambre du conseil du tribunal de commerce d'Aubenas le 28/04/2026 à 10h00, afin de vérifier les perspectives de poursuite de l'activité et le maintien du redressement judiciaire ou l'éventualité pour le tribunal d'ordonner la liquidation judiciaire. Ordonne les mesures de publicités conformément au livre VI du code de commerce. Constate le caractère exécutoire de plein droit de la présente décision. La présente décision a été signée sur l'original conservé au greffe en minute conformément à l'article 456 du code de procédure civile, et prononcée en audience publique en application de l'article 453 du code de procédure civile, aux lieu et date susdits.
Texte intégral
Tribunal de commerce d'Aubenas Deuxième chambre Au nom du peuple français Jugement du 10/03/2026 Numéro d'inscription au répertoire général : 2026 000468 Demandeur (s): URSSAF RHÔNE ALPES [Adresse 1] [Localité 1] Représentant(s) : Mme [L] [N], personne munie d'un pouvoir, comparante Débiteur(s): MME [E] [B] (EI) - [E] [H] [Adresse 2] [Localité 2] Représentant(s) : En personne Composition du tribunal lors des débats et du délibéré : Jean-Louis MAZET Stéphane CAYREYRE Cécile GRUAT Greffier lors des débats et du prononcé : Manon CHARNAY Ministère public auquel le dossier a été communiqué - Ministère public absent Représenté par : Céline NAINANI, procureure de la République près le tribunal judiciaire de Privas Débats à l'audience de chambre du conseil du 10/03/2026 Dépens de greffe en euros TTC (sauf tarification forfaitaire) : 128,39 Suivant exploit de commissaire de justice du 06/02/2026, l'URSSAF RHÔNE ALPES a assigné devant le tribunal MME [E] [B] (EI) - [E] [H] afin de voir constater son état de cessation des paiements et ouvrir une procédure collective à son encontre. Dès réception de l'assignation, le greffier a pris le soin d'aviser le représentant légal de son obligation de réunir en urgence le comité d'entreprise ou à défaut les délégués du personnel pour que soient désignées les personnes habilitées à être entendues par le tribunal et à exercer les voies de recours conformément à l'article L. 661-10 du code de commerce. Un avis d'audience a également été adressé au comité social et économique à l'adresse de l'entreprise. Le ministère public a été avisé à la diligence du greffier. Le demandeur a réitéré oralement les termes de son assignation, justifie être créancier des sommes avancées, soutient l'état de cessation des paiements de son débiteur et sollicite en conséquence l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire. MME [E] [B] (EI) - [E] [H] a comparu en chambre du conseil et a indiqué effectué des règlements réguliers mais qu'elle ne peut pas apurer la dette. SUR CE, LE TRIBUNAL Au titre de l'examen de la régularité de la demande, le tribunal doit, en vertu de l'article L. 681-1 du code de commerce, apprécier à la fois : * Si les conditions d'ouverture d'une procédure prévue aux titres II à IV du présent livre sont réunies en fonction de la situation du patrimoine professionnel de l'entrepreneur individuel, * Si les conditions prévues à l'article L. 711-1 du code de la consommation sont réunies, en fonction de l'actif du patrimoine personnel et de l'ensemble des dettes exigibles ou à échoir dont le recouvrement peut être poursuivi sur cet actif, * Si ces conditions sont alternativement ou cumulativement réunies. Il ressort des débats et des pièces versées au dossier que : * Selon l'état des débits du 23 janvier 2026, MME [E] [B] (EI) [E] [H] est redevable envers l'URSSAF RHONE ALPES de la somme de 36.502,88 euros concernant la période de janvier 2015 au 2 ème trimestre 2023, * MME [E] [B] (EI) [E] [H] a effectué des paiements réguliers, lesquelles ne permettent pas d'apurer la dette, Il en résulte que MME [E] [B] (EI) - [E] [H], entrepreneur individuel, ne peut faire face à son passif exigible avec l'actif dont il dispose eu égard à son patrimoine professionnel, lequel correspond aux biens, droits, obligations et sûretés de toutes ses activités professionnelles. S'agissant de l'état du patrimoine personnel du débiteur, il résulte des documents produits que la situation de surendettement du débiteur n'est pas caractérisée. En conséquence, il convient d'ouvrir une procédure collective au bénéfice de MME [E] [B] (EI) - [E] [H] sur son seul patrimoine professionnel. Au vu des éléments du dossier, des pièces produites aux débats et de la teneur de ceux-ci, il apparaît que la date de cessation des paiements doit être fixée au 10/09/2024, sans préjudice de l'exercice de l'action prévue par les articles L. 631-8 et L. 641-1 du code de commerce. Il convient en conséquence de dire que la demande est recevable et bien fondée et de prononcer, conformément aux articles L. 631-1 et suivants du code de commerce, l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'égard de MME [E] [B] (EI) - [E] [H], celle-ci visant, en application de l'article L. 681-2 II du même code, les seuls éléments du patrimoine professionnel. PAR CES MOTIFS Le tribunal, après en avoir délibéré, statuant contradictoirement et en premier ressort, assisté du greffier, Vu les articles L. 631-1 et suivants du code de commerce, Vu l'article L. 681-2 II du code de commerce, Constate l'état de cessation des paiements et prononce l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'égard de : MME [E] [B] (EI) - [E] [H] [Adresse 3] Travaux de peinture et vitrerie Constate l'absence de surendettement du patrimoine personnel de MME [E] [B] (EI) - [E] [H], Dit qu'en conséquence de ce qui précède, la procédure collective visera uniquement les éléments du patrimoine professionnel, Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 10/09/2024, eu égard à l'ancienneté des cotisations impayées. Désigne pour cette procédure les organes suivants : [O] [T], en qualité de juge-commissaire, [R] [P] en qualité de juge-commissaire suppléant, Mandataire judiciaire : (selarl) MJ Synergie représentée par Maître Fabrice CHRETIEN [Adresse 4] Chargé d'Inventaire : [A] [X], commissaire de justice [Adresse 5] Avec la mission de dresser l'inventaire et réaliser la prisée du patrimoine du débiteur ainsi que des garanties qui le grèvent dans le délai d'un mois maximum. Ouvre une période d'observation d'une durée de six mois, commençant à courir à compter du présent jugement. Dit que le débiteur devra remettre au mandataire judiciaire dans les huit jours suivant le prononcé du présent jugement, la liste de ses créanciers professionnels comportant les nom ou dénomination, siège ou domicile de chacun avec l'indication du montant des sommes dues, des sommes à échoir et de leur date d'échéance, de la nature de la créance, et des sûretés et privilèges dont chaque créance est assortie. Rappelle que conformément aux articles L. 627-1 et suivants du code de commerce, il appartient au débiteur d'effectuer les actes de gestion concernant la totalité de ses biens et d'établir, pendant la période d'observation, un projet de plan qu'il déposera au greffe. Dit que le mandataire judiciaire devra déposer au greffe la liste des créances avec ses propositions d'admission, de rejet ou de renvoi dans le délai de huit mois à compter du terme du délai imparti aux créanciers pour déclarer leurs créances. Invite le cas échéant le comité social et économique ou, à défaut, les salariés à désigner, dans les 10 jours du présent jugement, un représentant parmi les salariés de l'entreprise et à communiquer le nom et l'adresse de ce dernier au greffe conformément à l'article R. 621-14 du code de commerce. Dit qu'à défaut de désignation ou d'élection de représentant des salariés, le débiteur devra dresser un procès-verbal de carence et l'adresser au greffe. Dit que l'affaire sera rappelée en chambre du conseil du tribunal de commerce d'Aubenas le 28/04/2026 à 10h00, afin de vérifier les perspectives de poursuite de l'activité et le maintien du redressement judiciaire ou l'éventualité pour le tribunal d'ordonner la liquidation judiciaire. Ordonne les mesures de publicités conformément au livre VI du code de commerce. Constate le caractère exécutoire de plein droit de la présente décision. La présente décision a été signée sur l'original conservé au greffe en minute conformément à l'article 456 du code de procédure civile, et prononcée en audience publique en application de l'article 453 du code de procédure civile, aux lieu et date susdits.
Décisions proches
Celles qui citent les mêmes textes rares que celle-ci (code de commerce L681-1, code de commerce L681-2, code de commerce L627-1, code de commerce L661-10). Sans IA : les citations relevées dans les décisions.
- 8 juillet 2026 · Tribunal des activités économiques d'Avignon · n° 2026011640
en commun : code de commerce L681-1, code de commerce L681-2, code de commerce L627-1, code de commerce L661-10
- 18 juin 2026 · Tribunal des activités économiques d'Avignon · n° 2026004272
en commun : code de commerce L681-2, code de commerce L627-1, code de commerce L661-10
- 8 juillet 2026 · Tribunal des activités économiques d'Avignon · n° 2026011931
en commun : code de commerce L681-1, code de commerce L681-2, code de commerce L627-1
- 23 juillet 2026 · Tribunal de commerce du Puy-en-Velay · n° 2026F00282
en commun : code de commerce L681-1, code de commerce L681-2, code de commerce L661-10
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- 10 février 2026 · Tribunal de commerce d'Aubenas · n° 2026000176
en commun : code de commerce L627-1, code de commerce L661-10
- 10 mars 2026 · Tribunal de commerce d'Aubenas · n° 2025002238
en commun : code de commerce L627-1, code de commerce L661-10
- 10 mars 2026 · Tribunal de commerce d'Aubenas · n° 2026000246
en commun : code de commerce L627-1, code de commerce L661-10
Mise à jour de la source le 2026-03-20T22:07:21.034Z.