Tribunal judiciaire de Versailles, TPX VER JCP FOND, 10 juillet 2026, n° 26/00085
Exposé du litige
FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES Selon offre de crédit préalable acceptée en date du 4 mars 2024 et signé électroniquement la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE suite à son absorption en date du 1er juillet 2024, a consenti à Monsieur [Q] [W] un prêt personnel n° 32391042747 d’un montant de 8000 euros remboursable en 13 mensualités de 643,84 euros hors assurance, au taux d’intérêt contractuel annuel fixe de 6,30 %. Monsieur [Q] [W] a cessé de rembourser sont prêt à compter du 10 juillet 2024. Faute de paiement, une mise en demeure du 26 décembre 2024 lui a été envoyé. La déchéance du terme a été prononcée le 20 décembre 2024. Par acte de commissaire de justice en date du 29 novembre 2025 délivrée à étude, la société FRANFINANCE a fait assigner Monsieur [Q] [W] à comparaitre devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Versailles aux fins de : - déclarer recevable et bien fondée sa demande aux termes de la fusion absorption effective au 1er juillet 2024, - prendre acte de la déchéance du terme prononcée le 20 décembre 2024 en raison des impayés non régularisés, - subsidiairement, constater que la présente assignation vaut ultime mise en demeure de régulariser sous quinze jours, à compter de la date de la présente assignation, l’arriéré des mensualités impayées, - à défaut du paiement de ladite somme, ordonner la résiliation du contrat de prêt, - y faisant droit, condamner Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE la somme totale de 6935,80 euros avec intérêts au taux contractuel annuel de 6,30 % à valoir sur la somme totale de 6439,66 euros (Total A + B + C) et au taux légal pour le surplus (D) et ce, à compter de la mise en demeure du 26 décembre 2024 et jusqu’à parfait paiement, - condamner Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE une somme de 700 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, ainsi qu’aux entiers dépens de la procédure, - ne pas écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir ou constater qu’elle est de droit. À l'audience de plaidoirie du 11 mai 2026, la société de crédit représentée par son conseil a maintenu ses demandes actualisées à la somme de 6935,80 euros. Interrogée par le tribunal, elle a indiqué que son action n'était pas forclose, le premier incident de paiement non régularisé datant du 10 juillet 2024, et qu'aucune cause de déchéance du droit aux intérêts n'était encourue. Monsieur [Q] [W], cité à étude, ne comparaissait pas et ne se faisait pas représenter. Conformément à l'article 455 du code de procédure civile, il est renvoyé aux conclusions de la demanderesse pour un plus ample exposé de ses prétentions et de ses moyens. L’affaire a été mise en délibéré le 10 juillet 2026 par mise à disposition du greffe de la Juridiction.
Motifs
MOTIFS Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, l’absence de la défenderesse régulièrement cité à l’instance, ne fait pas obstacle à ce qu’une décision soit rendue sur le fond du litige, le juge faisant droit à la demande après examen de sa régularité, de sa recevabilité et de son bien-fondé. Sur la forclusion Aux termes des dispositions de l'article R.312-35 du code de la consommation, les actions en paiement engagées à la suite de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion. La demande de la société FRANFINANCE, introduite le 29 novembre 2025 alors que le premier incident de paiement non régularisé date du 10 juillet 2024, est recevable. Sur la déchéance du terme En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi. Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire. Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation. En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme. Toutefois, la société FRANFINANCE venant aux droits de la société SOGEFINANCEMENT justifie avoir adressé à Monsieur [Q] [W] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé avec accusé de réception le 26 décembre 2024. Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme. Sur la déchéance du droit aux intérêts L'article L. 141-4 du code de la consommation dispose que le juge peut soulever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. L'encadré prévu par l'article L 311-18 devenu L 312-28 du Code de la consommation doit notamment mentionner, à peine de déchéance du droit aux intérêts (C. consom., art. L 311-119 al. 1, devenu L 341-4), le montant, le nombre et la périodicité des échéances que l'emprunteur doit verser (C. consom., art. R 311-5, I, 2°, d devenu R 312-10, 2°, d). Une fois le contrat signé avec adhésion à l'assurance facultative, l'emprunteur doit verser les échéances assurance comprise, dont le montant doit donc être mentionné dans l'encadré. En l’espèce figure seulement dans l’encadré du contrat litigieux le montant hors assurance des mensualités (638,24 euros), alors que l'assurance a été souscrite et que le tableau d'amortissement et l'historique du compte révèlent que la mensualité assurance comprise est plus élevée (643,84 euros). La mention d'une mensualité inexacte ne satisfait donc pas aux exigences légales et réglementaires précitées et un élément essentiel de l'information de l'emprunteur fait dès lors défaut. Ainsi, le tribunal constate que le contrat litigieux ne mentionne pas les mensualités assurance comprise alors que celle-ci a été souscrite. En raison des manquements précités, et par application des dispositions combinées de l’article 6 du Code civil et de l'article L 311-119 devenu L 341-1 et suivants du Code de la consommation, la société FRANFINANCE doit être déchue du droit aux intérêts. Sur les sommes dues En application des dispositions de l'article L. 341-3 du code de la consommation, le débiteur n'est tenu qu'au remboursement du seul capital restant dû, après déduction des intérêts réglés à tort. Pour fixer les sommes dues par l'emprunteur, il convient alors de déduire du capital versé l'ensemble des sommes versées à quelque titre que ce soit par l'emprunteur depuis l'origine. Si les versements sont supérieurs au capital emprunté, la différence devra être restituée par le prêteur, avec intérêts au taux légal au jour des versements. Cette limitation légale de la créance du prêteur exclut par ailleurs qu'il puisse prétendre au paiement de l'indemnité prévue par l'article L. 312-39 du code de la consommation du code de la consommation. En l'espèce, aucune mensualité n'a été versée par Monsieur [Q] [W] depuis le 10 juillet 2024 La créance du demandeur s'établit donc comme suit : Echéances impayées : 3863,04 euros Capital restant dû : 2519,75 euros Indemnité légale : 496,14 euros Total : 6878,93 euros En conséquence, il convient de condamner Monsieur [Q] [W] pour solde du contrat de crédit au paiement de la somme de 6878,93 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 décembre 2024 date de la mise en demeure. Afin d'assurer l'effet utile de la directive 2008/119/CE et notamment de son article 23, et ainsi le caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts (CJUE, 27 mars 2014, C-565/12, LCL c. Kalhan), la majoration du taux de l'intérêt légal prévue à l'article L.313-3 du code monétaire et financier sera exclue. Sur les autres demandes Monsieur [Q] [W] qui succombe, sera condamné aux entiers dépens. Pour des raisons d'équité, il ne sera pas fait droit à la demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile. N° RG 26/00085 - N° Portalis DB22-W-B7K-TXDS . Jugement du 10 Juillet 2026. L'article 514 nouveau du code civil dispose que l'exécution provisoire est de droit dans les décisions de première instance.
Dispositif
PAR CES MOTIFS, Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, DECLARE recevable l’action de la société FRANFINANCE venant aux droits de la société SOGEFINANCEMENT, CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°32391042747 en date du 4 mars 2024 signé entre la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE, et Monsieur [Q] [W] le 20 décembre 2024, PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts conventionnels au titre du contrat de crédit n°32391042747 conclu entre Monsieur [Q] [W] et la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE, CONDAMNE Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE la somme de 6878,93 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 décembre 2024 date de la mise en demeure. DIT que la majoration du taux de l'intérêt légal prévue à l'article L.313-3 du code monétaire et financier sera exclue, CONDAMNE Monsieur [Q] [W] aux dépens, DIT n'y avoir lieu à faire application de l'article 700 du code de procédure civile, RAPPELLE que l'exécution provisoire est de droit. Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition au greffe du tribunal judiciaire de Versailles à la date indiquée en tête du présent jugement. LA GREFFIERE LE PRESIDENT
Texte intégral
TRIBUNAL de [Localité 1] [Adresse 1] [Localité 2] Chambre de proximité N° RG 26/00085 - N° Portalis DB22-W-B7K-TXDS 53B Prêt - Demande en remboursement du prêt JUGEMENT du 10 Juillet 2026 FRANFINANCE venant aux droits de SOGEFINANCEMENT c/ [Q] [W] Expédition exécutoire délivrée le à Me Stéphanie CARTIER Expédition copie certifiée conforme délivrée le à M. [Q] [W] Minute : /2026 JUGEMENT RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS Le 10 Juillet 2026 ; Sous la Présidence de M. François REMIGY, Magistrat exerçant à titre temporaire les fonctions de juge des contentieux de la protection au tribunal judiciaire de Versailles, assisté de Mme Sylvie PAWLOWSKI, Greffière ; Après débats à l'audience du 11 Mai 2026, le jugement suivant a été rendu par mise à disposition au greffe ; ENTRE DEMANDEUR : FRANFINANCE venant aux droits de [D] [Adresse 2] [Adresse 3] représentée par Me Stéphanie CARTIER, avocat au barreau de HAUTS-DE-SEINE substitué par Me Cyril DE LA FARE, avocat au barreau de PARIS ET DEFENDEUR : M. [Q] [W] [Adresse 4] [Localité 3] non comparant, ni représenté À l'audience du 11 Mai 2026, le Tribunal a entendu les parties et mis l'affaire en délibéré. Le Président a indiqué que le jugement serait rendu par mise à disposition au greffe le 10 Juillet 2026 aux heures d'ouverture au public. FAITS, PROCEDURE ET PRETENTIONS DES PARTIES Selon offre de crédit préalable acceptée en date du 4 mars 2024 et signé électroniquement la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE suite à son absorption en date du 1er juillet 2024, a consenti à Monsieur [Q] [W] un prêt personnel n° 32391042747 d’un montant de 8000 euros remboursable en 13 mensualités de 643,84 euros hors assurance, au taux d’intérêt contractuel annuel fixe de 6,30 %. Monsieur [Q] [W] a cessé de rembourser sont prêt à compter du 10 juillet 2024. Faute de paiement, une mise en demeure du 26 décembre 2024 lui a été envoyé. La déchéance du terme a été prononcée le 20 décembre 2024. Par acte de commissaire de justice en date du 29 novembre 2025 délivrée à étude, la société FRANFINANCE a fait assigner Monsieur [Q] [W] à comparaitre devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Versailles aux fins de : - déclarer recevable et bien fondée sa demande aux termes de la fusion absorption effective au 1er juillet 2024, - prendre acte de la déchéance du terme prononcée le 20 décembre 2024 en raison des impayés non régularisés, - subsidiairement, constater que la présente assignation vaut ultime mise en demeure de régulariser sous quinze jours, à compter de la date de la présente assignation, l’arriéré des mensualités impayées, - à défaut du paiement de ladite somme, ordonner la résiliation du contrat de prêt, - y faisant droit, condamner Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE la somme totale de 6935,80 euros avec intérêts au taux contractuel annuel de 6,30 % à valoir sur la somme totale de 6439,66 euros (Total A + B + C) et au taux légal pour le surplus (D) et ce, à compter de la mise en demeure du 26 décembre 2024 et jusqu’à parfait paiement, - condamner Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE une somme de 700 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, ainsi qu’aux entiers dépens de la procédure, - ne pas écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir ou constater qu’elle est de droit. À l'audience de plaidoirie du 11 mai 2026, la société de crédit représentée par son conseil a maintenu ses demandes actualisées à la somme de 6935,80 euros. Interrogée par le tribunal, elle a indiqué que son action n'était pas forclose, le premier incident de paiement non régularisé datant du 10 juillet 2024, et qu'aucune cause de déchéance du droit aux intérêts n'était encourue. Monsieur [Q] [W], cité à étude, ne comparaissait pas et ne se faisait pas représenter. Conformément à l'article 455 du code de procédure civile, il est renvoyé aux conclusions de la demanderesse pour un plus ample exposé de ses prétentions et de ses moyens. L’affaire a été mise en délibéré le 10 juillet 2026 par mise à disposition du greffe de la Juridiction. MOTIFS Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, l’absence de la défenderesse régulièrement cité à l’instance, ne fait pas obstacle à ce qu’une décision soit rendue sur le fond du litige, le juge faisant droit à la demande après examen de sa régularité, de sa recevabilité et de son bien-fondé. Sur la forclusion Aux termes des dispositions de l'article R.312-35 du code de la consommation, les actions en paiement engagées à la suite de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance, à peine de forclusion. La demande de la société FRANFINANCE, introduite le 29 novembre 2025 alors que le premier incident de paiement non régularisé date du 10 juillet 2024, est recevable. Sur la déchéance du terme En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi. Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire. Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation. En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme. Toutefois, la société FRANFINANCE venant aux droits de la société SOGEFINANCEMENT justifie avoir adressé à Monsieur [Q] [W] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé avec accusé de réception le 26 décembre 2024. Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme. Sur la déchéance du droit aux intérêts L'article L. 141-4 du code de la consommation dispose que le juge peut soulever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. L'encadré prévu par l'article L 311-18 devenu L 312-28 du Code de la consommation doit notamment mentionner, à peine de déchéance du droit aux intérêts (C. consom., art. L 311-119 al. 1, devenu L 341-4), le montant, le nombre et la périodicité des échéances que l'emprunteur doit verser (C. consom., art. R 311-5, I, 2°, d devenu R 312-10, 2°, d). Une fois le contrat signé avec adhésion à l'assurance facultative, l'emprunteur doit verser les échéances assurance comprise, dont le montant doit donc être mentionné dans l'encadré. En l’espèce figure seulement dans l’encadré du contrat litigieux le montant hors assurance des mensualités (638,24 euros), alors que l'assurance a été souscrite et que le tableau d'amortissement et l'historique du compte révèlent que la mensualité assurance comprise est plus élevée (643,84 euros). La mention d'une mensualité inexacte ne satisfait donc pas aux exigences légales et réglementaires précitées et un élément essentiel de l'information de l'emprunteur fait dès lors défaut. Ainsi, le tribunal constate que le contrat litigieux ne mentionne pas les mensualités assurance comprise alors que celle-ci a été souscrite. En raison des manquements précités, et par application des dispositions combinées de l’article 6 du Code civil et de l'article L 311-119 devenu L 341-1 et suivants du Code de la consommation, la société FRANFINANCE doit être déchue du droit aux intérêts. Sur les sommes dues En application des dispositions de l'article L. 341-3 du code de la consommation, le débiteur n'est tenu qu'au remboursement du seul capital restant dû, après déduction des intérêts réglés à tort. Pour fixer les sommes dues par l'emprunteur, il convient alors de déduire du capital versé l'ensemble des sommes versées à quelque titre que ce soit par l'emprunteur depuis l'origine. Si les versements sont supérieurs au capital emprunté, la différence devra être restituée par le prêteur, avec intérêts au taux légal au jour des versements. Cette limitation légale de la créance du prêteur exclut par ailleurs qu'il puisse prétendre au paiement de l'indemnité prévue par l'article L. 312-39 du code de la consommation du code de la consommation. En l'espèce, aucune mensualité n'a été versée par Monsieur [Q] [W] depuis le 10 juillet 2024 La créance du demandeur s'établit donc comme suit : Echéances impayées : 3863,04 euros Capital restant dû : 2519,75 euros Indemnité légale : 496,14 euros Total : 6878,93 euros En conséquence, il convient de condamner Monsieur [Q] [W] pour solde du contrat de crédit au paiement de la somme de 6878,93 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 décembre 2024 date de la mise en demeure. Afin d'assurer l'effet utile de la directive 2008/119/CE et notamment de son article 23, et ainsi le caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts (CJUE, 27 mars 2014, C-565/12, LCL c. Kalhan), la majoration du taux de l'intérêt légal prévue à l'article L.313-3 du code monétaire et financier sera exclue. Sur les autres demandes Monsieur [Q] [W] qui succombe, sera condamné aux entiers dépens. Pour des raisons d'équité, il ne sera pas fait droit à la demande au titre de l'article 700 du code de procédure civile. N° RG 26/00085 - N° Portalis DB22-W-B7K-TXDS . Jugement du 10 Juillet 2026. L'article 514 nouveau du code civil dispose que l'exécution provisoire est de droit dans les décisions de première instance. PAR CES MOTIFS, Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, DECLARE recevable l’action de la société FRANFINANCE venant aux droits de la société SOGEFINANCEMENT, CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°32391042747 en date du 4 mars 2024 signé entre la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE, et Monsieur [Q] [W] le 20 décembre 2024, PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts conventionnels au titre du contrat de crédit n°32391042747 conclu entre Monsieur [Q] [W] et la société SOGEFINANCEMENT, aux droits de laquelle intervient désormais la société FRANFINANCE, CONDAMNE Monsieur [Q] [W] à payer à la société FRANFINANCE la somme de 6878,93 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 26 décembre 2024 date de la mise en demeure. DIT que la majoration du taux de l'intérêt légal prévue à l'article L.313-3 du code monétaire et financier sera exclue, CONDAMNE Monsieur [Q] [W] aux dépens, DIT n'y avoir lieu à faire application de l'article 700 du code de procédure civile, RAPPELLE que l'exécution provisoire est de droit. Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition au greffe du tribunal judiciaire de Versailles à la date indiquée en tête du présent jugement. LA GREFFIERE LE PRESIDENT
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