Tribunal judiciaire de Nice, Service de proximité, 28 août 2026, n° 26/01379
Exposé du litige
EXPOSE DU LITIGE Suivant offre préalable acceptée le 13 mars 2024, la SA COFIDIS a consenti à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] un crédit soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du code de la consommation dans leur rédaction postérieure à l'entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 dite loi [Localité 6]. Aux termes de ce contrat n°28966001792165, ceux-ci ont bénéficié d’un prêt personnel d’un montant de 6 000 euros remboursable par 48 mensualités de 143,59 à 158,43 euros hors assurance au taux nominal conventionnel de 12,20 %. Les fonds ont été débloqués le 28 mars 2024. Suivant offre préalable acceptée le 12 septembre 2024, la SA COFIDIS a consenti à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] un crédit soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du code de la consommation dans leur rédaction postérieure à l'entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 dite loi [Localité 6]. Aux termes de ce contrat n°28914001844987, ceux-ci ont bénéficié d’un prêt renouvelable d’un montant de 3 000 euros au taux nominal conventionnel de 20,45 %. Les fonds ont été débloqués le 29 septembre 2024. Par courrier recommandé en date du 11 septembre 2025, la SA COFIDIS a mis en demeure M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] de s’acquitter des échéances impayées. Par acte de commissaire de justice en date du 4 décembre 2025, la SA COFIDIS a fait assigner M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Nice et demande, sous le bénéfice de l'exécution provisoire, de: - déclarer son action recevable, - à titre principal constater que la déchéance du terme est acquise et, à titre subsidiaire, prononcer la résiliation judiciaire du prêt sur le fondement des articles 1227 et suivants du code civil ; - condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à lui payer : concernant le prêt personnel n°28966001792165 la somme de 5 169,82 euros, majorée des intérêts au taux conventionnel, à compter du 21 octobre 2025, concernant le crédit renouvelable n°28914001844987, la somme de 2 813,08 euros, majorée des intérêts au taux conventionnel, à compter du 21 octobre 2025, - condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à lui payer la somme de 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens. L’affaire a été plaidée à l’audience du 25 juin 2026, à laquelle le juge a soulevé d’office l’éventuelle irrecevabilité des demandes en paiement au regard de la forclusion éventuellement acquise, de la régularité de la déchéance du terme considérée et des moyens relatifs aux irrégularités du contrat de crédit sanctionnées par la nullité de celui-ci ou la déchéance du droit aux intérêts. La SA COFIDIS, représentée par son avocat, maintient les demandes formées dans son assignation. Bien que régulièrement cités à étude, M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] n'ont pas comparu à l'audience sans se faire représenter dans les conditions prévues par les articles 762 et 828 du code de procédure civile. Il est expressément référé aux conclusions récapitulatives pour un plus ample exposé du litige, des moyens et prétentions respectives des parties, conformément aux dispositions de l'article 446-1 et 455 du code de procédure civile. L’affaire est mise en délibéré au 28 août 2026.
Motifs
MOTIVATION DE LA DÉCISION Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et il n’est fait droit à la demande que dans la mesure où elle apparaît régulière, recevable et bien fondée. En application de l'article 473 alinéa 2 du code de procédure civile, le présent jugement sera réputé contradictoire. A titre liminaire, il convient de rappeler que les «dire et juger», «constater», «dire» et «donner acte» ne sont pas des prétentions en ce que ces demandes ne confèrent pas de droit à la partie qui les demande, qu'en conséquence le juge ne statuera pas sur celles-ci. I. Sur la recevabilité de l’action Sur la forclusion L'article R.312-35 du code de la consommation dispose qu'à peine de forclusion, les actions en paiement engagées devant le tribunal d'instance à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance. Cet événement est caractérisé par le non-paiement des sommes dues à la suite de la résiliation du contrat ou de son terme ou le premier incident de paiement non régularisé. En l'espèce, il ressort de la vérification des relevés de compte et du dossier fournis en demande que les créances (concernant le prêt personnel et le crédit renouvelable) ne sont pas affectées par la forclusion. L’action en paiement est donc recevable. Sur la déchéance du terme En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi. Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire. Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation. En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme, mais elles ne l’excluent pas expressément. Or, la SA COFIDIS justifie avoir adressé à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé avec accusé de réception. Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme concernant le prêt personnel n°28966001792165 et le crédit renouvelable n°28914001844987. II. Sur la demande principale en paiement En vertu de l’article L. 141-4 et R.632-1 du code de la consommation, le juge peut relever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels pour défaut de vérification suffisante de la solvabilité Aux termes de l'article L. 312-16 du code de la consommation, avant de conclure le contrat de crédit, le prêteur vérifie la solvabilité de l'emprunteur à partir d'un nombre suffisant d'information et doit consulter le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers prévu à l'article L.333-4 du code de la consommation dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné à l'article L.333-5. Il incombe au créancier qui réclame l'exécution d'un contrat d'en établir la régularité au regard des textes d'ordre public sur la consommation, et donc de prouver qu'il a bien procédé à la vérification de la solvabilité en exigeant les pièces justificatives nécessaires. De simples déclarations non étayées faites par un consommateur ne peuvent, en elles-mêmes, être qualifiées de suffisantes si elles ne sont pas accompagnées de pièces justificatives. Il résulte en outre de l'article L.341-8 du code de la consommation que le prêteur qui accorde un crédit sans communiquer à l'emprunteur les informations pré-contractuelles dans les conditions fixées par les articles L.311-6 ou L.311-43, sans remettre et faire signer ou valider par voie électronique la fiche mentionnée à l'article L.311-10, ou sans remettre à l'emprunteur un contrat satisfaisant aux conditions fixées par les articles L.311-11, L.311-12, L.311-16, L.311-18, L.311-19, L.311-29, le dernier alinéa de l'article L.311-17 et les articles L.311-43 et L.311-46, est déchu du droit aux intérêts. Lorsque le prêteur n'a pas respecté les obligations fixées aux articles L.311-8 et L.311-9, il est déchu du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par la juge. En l'espèce, la SA COFIDIS justifie pour les deux crédits avoir consulté le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) et produit la fiche d'évaluation sommaire prévue par l’article L.312-17 du code de la consommation, fiche qui ne fait, comme le précise cet article, que contribuer à l’évaluation de la solvabilité de l’emprunteur. En ne produisant que des bulletins de paie et une déclaration sur les revenus, le demandeur produit un nombre insuffisant de pièces d’informations relative à la situation financière de M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I]. Ainsi, il n’est versé aucune pièce justificative sur les charges des défendeurs, notamment concernant le logement. Dès lors, le prêteur ne justifie pas avoir vérifié la solvabilité de l'emprunteur avant la conclusion du contrat à partir d'un nombre suffisant d'informations concernant le prêt personnel n°28966001792165 et le crédit renouvelable n°28914001844987. Compte tenu de l’historique des paiements et du nombre de mensualités impayées, il convient donc de déchoir intégralement, la SA COFIDIS de son droit aux intérêts conventionnels à compter de la date de la conclusion du contrat. Cette limitation légale de la créance du prêteur exclut qu'il puisse prétendre au paiement de toute autre somme, notamment de la clause pénale prévue par L. 312-39 du code de la consommation, qu’il convient d’écarter. Sur la déchéance du droit aux intérêts légaux Bien que déchu de son droit aux intérêts, le prêteur est fondé, en vertu de l’article 1231-7 du code civil, à réclamer à l’emprunteur le paiement des intérêts au taux légal sur le capital restant dû à compter de la mise en demeure, le taux d’intérêt légal étant majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier. Cependant, la Cour de Justice a édicté le principe selon lequel “le juge national chargé d’appliquer, dans le cadre de sa compétence, les dispositions du droit communautaire, a l’obligation d’assurer le plein effet de ces normes, en laissant au besoin inappliquée, de sa propre initiative, toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de celle-ci” (CJCE, 9 mars 1978, aff. 106/77, Simmenthal). Or, l’article 23 de la directive 2008/48 du Parlement européen et du Conseil concernant les contrats de crédits aux consommateurs dispose que les Etats membres définissent le régime de sanctions applicables en cas de violation des dispositions nationales adoptées conformément à la directive, et prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’elles soient appliquées, et que les sanctions soient “effectives, proportionnées et dissuasives”. Par arrêt du 27 mars 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne (affaire C-565/12, LCL / [D] [H]) a jugé que l’article 23 de la directive 2008/48 s’oppose à l’application d’intérêts au taux légal si “les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur à la suite de l’application de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci pourrait bénéficier s’il avait respecté ses obligations”. La Cour de Justice a ainsi ajouté que, “si la sanction de la déchéance du droit aux intérêts se trouvait affaiblie, voire purement et simplement annihilée, en raison du fait que l’application des intérêts au taux légal majoré est susceptible de compenser les effets d’une telle sanction, il en découlerait nécessairement que celle-ci ne présente pas un caractère véritablement dissuasif”, et qu’il appartient à la juridiction saisie “de comparer, dans les circonstances de l’affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l’hypothèse où il aurait respecté son obligation avec ceux qu’il percevrait en application de la sanction de la violation de cette même obligation”. En l’espèce, il résulte des pièces produites que les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal majoré de cinq points, nonobstant la déchéance du droit aux intérêts, ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci aurait pu bénéficier s’il avait respecté ses obligations découlant de la directive 2008/48, de sorte que la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne revêt pas de caractère effectif et dissuasif. Dès lors, afin d’assurer le respect de la directive précité, et du caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts, il convient de ne pas faire application de l’article 1231-7 du code civil et de l’article L.313-3 du code monétaire et financier, en prévoyant que la somme restant due en capital ne portera pas intérêt, fût ce au taux légal. Sur le montant de la créance principale -Concernant le prêt personnel n°28966001792165 : Compte tenu des développements précédents, il sera déduit du montant total des financements octroyés, soit en l’espèce 6 000 euros, le montant des versements effectués depuis l’origine tels qu’ils figurent dans le décompte produit par la SA COFIDIS, soit la somme de 2 423,59 euros. Dès lors, il convient en conséquence de condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] au paiement de la somme de 3 576,41 euros (soit 6 000 euros – 2 423,59 euros). -Concernant le crédit renouvelable n°28914001844987 : Compte tenu des développements précédents, il sera déduit du montant total des financements octroyés, soit en l’espèce 3 000 euros, le montant des versements effectués depuis l’origine tels qu’ils figurent dans le décompte produit par la SA COFIDIS, soit la somme de 1 018,08 euros. Dès lors, il convient en conséquence de condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] au paiement de la somme de 1 981,92 euros (soit 3 000 euros – 1 018,08 euros). III. Sur les demandes accessoires Sur les dépens L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie. M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] qui succombent à l’instance, seront condamnés in solidum aux dépens. Sur les frais irrépétibles Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. Compte tenu du déséquilibre des situations économiques respectives des parties, il convient de débouter la SA COFIDIS de sa demande fondée sur l’application de l’article précité. Sur l’exécution provisoire Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement. En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit.
Dispositif
PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, DÉCLARE l’action recevable ; Concernant le prêt personnel n°28966001792165 : CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°28966001792165 en date du 13 mars 2024, signé entre la SA COFIDIS, d’une part, et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I], d’autre part ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt n°28966001792165 en date du 13 mars 2024, signé entre la SA COFIDIS et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] ; CONDAMNE solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à payer à la SA COFIDIS la somme de 3 576,41 euros au titre du capital restant dû, et ce sans intérêt ni contractuel ni légal ; Concernant le crédit renouvelable n°28914001844987 : CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°28914001844987 en date du 12 septembre 2024, signé entre la SA COFIDIS, d’une part, et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I], d’autre part ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt n°28914001844987 en date du 12 septembre 2024, signé entre la SA COFIDIS et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] ; CONDAMNE solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à payer à la SA COFIDIS la somme de 1 981,92 euros au titre du capital restant dû, et ce sans intérêt ni contractuel ni légal ; DÉBOUTE la SA COFIDIS de sa demande fondée sur l’article 700 du code de procédure civile, CONDAMNE in solidum M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] aux dépens ; RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit ; Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 28 août 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par le président et par la greffière. La greffière, Le président,
Texte intégral
COUR D’APPEL D’[Localité 1] TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NICE MINUTE (Décision Civile) Service de proximité MINUTE N° DU 28 Août 2026 N° RG 26/01379 - N° Portalis DBWR-W-B7J-RGVF Grosse délivrée à Me BARDI Expédition délivrée à M. [I] à Mme [T] épouse [I] le DEMANDERESSE: SA COFIDIS prise en la personne de son représentant légal en exercice [Adresse 1] [Adresse 2] [Localité 2] représentée par Me Valérie BARDI, avocate au barreau de GRASSE substituée par Me Laureline RUGO, avocate au barreau de NICE DEFENDEURS: Monsieur [F] [I] né le [Date naissance 1] 1963 à [Localité 3] (ALGERIE) [Adresse 3] [Localité 4] non comparant, ni représenté Madame [Y] [T] épouse [I] née le [Date naissance 2] 1990 à [Localité 5] (MAROC) [Adresse 3] [Localité 4] non comparante, ni représentée COMPOSITION DE LA JURIDICTION: Lors des débats et qui a délibéré : Juge des contentieux de la protection : M. Quentin BROSSET-HECKEL, Juge au Tribunal judiciaire de Nice, assisté lors des débats et lors du prononcé par Mme Magali MARTINEZ, Cadre greffier qui a signé la minute avec le président DEBATS : A l’audience publique du 25 Juin 2026, l’affaire a été mise en délibéré au 28 Août 2026, les parties ayant été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe PRONONCE : par jugement réputé contradictoire, en premier ressort, par mise à disposition au greffe le 28 Août 2026 EXPOSE DU LITIGE Suivant offre préalable acceptée le 13 mars 2024, la SA COFIDIS a consenti à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] un crédit soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du code de la consommation dans leur rédaction postérieure à l'entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 dite loi [Localité 6]. Aux termes de ce contrat n°28966001792165, ceux-ci ont bénéficié d’un prêt personnel d’un montant de 6 000 euros remboursable par 48 mensualités de 143,59 à 158,43 euros hors assurance au taux nominal conventionnel de 12,20 %. Les fonds ont été débloqués le 28 mars 2024. Suivant offre préalable acceptée le 12 septembre 2024, la SA COFIDIS a consenti à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] un crédit soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du code de la consommation dans leur rédaction postérieure à l'entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010 dite loi [Localité 6]. Aux termes de ce contrat n°28914001844987, ceux-ci ont bénéficié d’un prêt renouvelable d’un montant de 3 000 euros au taux nominal conventionnel de 20,45 %. Les fonds ont été débloqués le 29 septembre 2024. Par courrier recommandé en date du 11 septembre 2025, la SA COFIDIS a mis en demeure M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] de s’acquitter des échéances impayées. Par acte de commissaire de justice en date du 4 décembre 2025, la SA COFIDIS a fait assigner M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Nice et demande, sous le bénéfice de l'exécution provisoire, de: - déclarer son action recevable, - à titre principal constater que la déchéance du terme est acquise et, à titre subsidiaire, prononcer la résiliation judiciaire du prêt sur le fondement des articles 1227 et suivants du code civil ; - condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à lui payer : concernant le prêt personnel n°28966001792165 la somme de 5 169,82 euros, majorée des intérêts au taux conventionnel, à compter du 21 octobre 2025, concernant le crédit renouvelable n°28914001844987, la somme de 2 813,08 euros, majorée des intérêts au taux conventionnel, à compter du 21 octobre 2025, - condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à lui payer la somme de 500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens. L’affaire a été plaidée à l’audience du 25 juin 2026, à laquelle le juge a soulevé d’office l’éventuelle irrecevabilité des demandes en paiement au regard de la forclusion éventuellement acquise, de la régularité de la déchéance du terme considérée et des moyens relatifs aux irrégularités du contrat de crédit sanctionnées par la nullité de celui-ci ou la déchéance du droit aux intérêts. La SA COFIDIS, représentée par son avocat, maintient les demandes formées dans son assignation. Bien que régulièrement cités à étude, M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] n'ont pas comparu à l'audience sans se faire représenter dans les conditions prévues par les articles 762 et 828 du code de procédure civile. Il est expressément référé aux conclusions récapitulatives pour un plus ample exposé du litige, des moyens et prétentions respectives des parties, conformément aux dispositions de l'article 446-1 et 455 du code de procédure civile. L’affaire est mise en délibéré au 28 août 2026. MOTIVATION DE LA DÉCISION Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et il n’est fait droit à la demande que dans la mesure où elle apparaît régulière, recevable et bien fondée. En application de l'article 473 alinéa 2 du code de procédure civile, le présent jugement sera réputé contradictoire. A titre liminaire, il convient de rappeler que les «dire et juger», «constater», «dire» et «donner acte» ne sont pas des prétentions en ce que ces demandes ne confèrent pas de droit à la partie qui les demande, qu'en conséquence le juge ne statuera pas sur celles-ci. I. Sur la recevabilité de l’action Sur la forclusion L'article R.312-35 du code de la consommation dispose qu'à peine de forclusion, les actions en paiement engagées devant le tribunal d'instance à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance. Cet événement est caractérisé par le non-paiement des sommes dues à la suite de la résiliation du contrat ou de son terme ou le premier incident de paiement non régularisé. En l'espèce, il ressort de la vérification des relevés de compte et du dossier fournis en demande que les créances (concernant le prêt personnel et le crédit renouvelable) ne sont pas affectées par la forclusion. L’action en paiement est donc recevable. Sur la déchéance du terme En vertu de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles doivent être exécutées de bonne foi. Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat. La résolution est subordonnée à une mise en demeure infructueuse, s'il n'a pas été convenu que celle-ci résulterait du seul fait de l'inexécution. La mise en demeure ne produit effet que si elle mentionne expressément la clause résolutoire. Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation. En l’espèce, les stipulations contractuelles ne font pas référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme, mais elles ne l’excluent pas expressément. Or, la SA COFIDIS justifie avoir adressé à M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] une mise en demeure préalable à la déchéance du terme par courrier recommandé avec accusé de réception. Il convient donc de constater l’acquisition de la déchéance du terme concernant le prêt personnel n°28966001792165 et le crédit renouvelable n°28914001844987. II. Sur la demande principale en paiement En vertu de l’article L. 141-4 et R.632-1 du code de la consommation, le juge peut relever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. Sur la déchéance du droit aux intérêts contractuels pour défaut de vérification suffisante de la solvabilité Aux termes de l'article L. 312-16 du code de la consommation, avant de conclure le contrat de crédit, le prêteur vérifie la solvabilité de l'emprunteur à partir d'un nombre suffisant d'information et doit consulter le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers prévu à l'article L.333-4 du code de la consommation dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné à l'article L.333-5. Il incombe au créancier qui réclame l'exécution d'un contrat d'en établir la régularité au regard des textes d'ordre public sur la consommation, et donc de prouver qu'il a bien procédé à la vérification de la solvabilité en exigeant les pièces justificatives nécessaires. De simples déclarations non étayées faites par un consommateur ne peuvent, en elles-mêmes, être qualifiées de suffisantes si elles ne sont pas accompagnées de pièces justificatives. Il résulte en outre de l'article L.341-8 du code de la consommation que le prêteur qui accorde un crédit sans communiquer à l'emprunteur les informations pré-contractuelles dans les conditions fixées par les articles L.311-6 ou L.311-43, sans remettre et faire signer ou valider par voie électronique la fiche mentionnée à l'article L.311-10, ou sans remettre à l'emprunteur un contrat satisfaisant aux conditions fixées par les articles L.311-11, L.311-12, L.311-16, L.311-18, L.311-19, L.311-29, le dernier alinéa de l'article L.311-17 et les articles L.311-43 et L.311-46, est déchu du droit aux intérêts. Lorsque le prêteur n'a pas respecté les obligations fixées aux articles L.311-8 et L.311-9, il est déchu du droit aux intérêts, en totalité ou dans la proportion fixée par la juge. En l'espèce, la SA COFIDIS justifie pour les deux crédits avoir consulté le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) et produit la fiche d'évaluation sommaire prévue par l’article L.312-17 du code de la consommation, fiche qui ne fait, comme le précise cet article, que contribuer à l’évaluation de la solvabilité de l’emprunteur. En ne produisant que des bulletins de paie et une déclaration sur les revenus, le demandeur produit un nombre insuffisant de pièces d’informations relative à la situation financière de M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I]. Ainsi, il n’est versé aucune pièce justificative sur les charges des défendeurs, notamment concernant le logement. Dès lors, le prêteur ne justifie pas avoir vérifié la solvabilité de l'emprunteur avant la conclusion du contrat à partir d'un nombre suffisant d'informations concernant le prêt personnel n°28966001792165 et le crédit renouvelable n°28914001844987. Compte tenu de l’historique des paiements et du nombre de mensualités impayées, il convient donc de déchoir intégralement, la SA COFIDIS de son droit aux intérêts conventionnels à compter de la date de la conclusion du contrat. Cette limitation légale de la créance du prêteur exclut qu'il puisse prétendre au paiement de toute autre somme, notamment de la clause pénale prévue par L. 312-39 du code de la consommation, qu’il convient d’écarter. Sur la déchéance du droit aux intérêts légaux Bien que déchu de son droit aux intérêts, le prêteur est fondé, en vertu de l’article 1231-7 du code civil, à réclamer à l’emprunteur le paiement des intérêts au taux légal sur le capital restant dû à compter de la mise en demeure, le taux d’intérêt légal étant majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier. Cependant, la Cour de Justice a édicté le principe selon lequel “le juge national chargé d’appliquer, dans le cadre de sa compétence, les dispositions du droit communautaire, a l’obligation d’assurer le plein effet de ces normes, en laissant au besoin inappliquée, de sa propre initiative, toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de celle-ci” (CJCE, 9 mars 1978, aff. 106/77, Simmenthal). Or, l’article 23 de la directive 2008/48 du Parlement européen et du Conseil concernant les contrats de crédits aux consommateurs dispose que les Etats membres définissent le régime de sanctions applicables en cas de violation des dispositions nationales adoptées conformément à la directive, et prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’elles soient appliquées, et que les sanctions soient “effectives, proportionnées et dissuasives”. Par arrêt du 27 mars 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne (affaire C-565/12, LCL / [D] [H]) a jugé que l’article 23 de la directive 2008/48 s’oppose à l’application d’intérêts au taux légal si “les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur à la suite de l’application de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci pourrait bénéficier s’il avait respecté ses obligations”. La Cour de Justice a ainsi ajouté que, “si la sanction de la déchéance du droit aux intérêts se trouvait affaiblie, voire purement et simplement annihilée, en raison du fait que l’application des intérêts au taux légal majoré est susceptible de compenser les effets d’une telle sanction, il en découlerait nécessairement que celle-ci ne présente pas un caractère véritablement dissuasif”, et qu’il appartient à la juridiction saisie “de comparer, dans les circonstances de l’affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l’hypothèse où il aurait respecté son obligation avec ceux qu’il percevrait en application de la sanction de la violation de cette même obligation”. En l’espèce, il résulte des pièces produites que les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal majoré de cinq points, nonobstant la déchéance du droit aux intérêts, ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci aurait pu bénéficier s’il avait respecté ses obligations découlant de la directive 2008/48, de sorte que la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne revêt pas de caractère effectif et dissuasif. Dès lors, afin d’assurer le respect de la directive précité, et du caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts, il convient de ne pas faire application de l’article 1231-7 du code civil et de l’article L.313-3 du code monétaire et financier, en prévoyant que la somme restant due en capital ne portera pas intérêt, fût ce au taux légal. Sur le montant de la créance principale -Concernant le prêt personnel n°28966001792165 : Compte tenu des développements précédents, il sera déduit du montant total des financements octroyés, soit en l’espèce 6 000 euros, le montant des versements effectués depuis l’origine tels qu’ils figurent dans le décompte produit par la SA COFIDIS, soit la somme de 2 423,59 euros. Dès lors, il convient en conséquence de condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] au paiement de la somme de 3 576,41 euros (soit 6 000 euros – 2 423,59 euros). -Concernant le crédit renouvelable n°28914001844987 : Compte tenu des développements précédents, il sera déduit du montant total des financements octroyés, soit en l’espèce 3 000 euros, le montant des versements effectués depuis l’origine tels qu’ils figurent dans le décompte produit par la SA COFIDIS, soit la somme de 1 018,08 euros. Dès lors, il convient en conséquence de condamner solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] au paiement de la somme de 1 981,92 euros (soit 3 000 euros – 1 018,08 euros). III. Sur les demandes accessoires Sur les dépens L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie. M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] qui succombent à l’instance, seront condamnés in solidum aux dépens. Sur les frais irrépétibles Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. Compte tenu du déséquilibre des situations économiques respectives des parties, il convient de débouter la SA COFIDIS de sa demande fondée sur l’application de l’article précité. Sur l’exécution provisoire Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement. En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit. PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort, DÉCLARE l’action recevable ; Concernant le prêt personnel n°28966001792165 : CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°28966001792165 en date du 13 mars 2024, signé entre la SA COFIDIS, d’une part, et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I], d’autre part ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt n°28966001792165 en date du 13 mars 2024, signé entre la SA COFIDIS et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] ; CONDAMNE solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à payer à la SA COFIDIS la somme de 3 576,41 euros au titre du capital restant dû, et ce sans intérêt ni contractuel ni légal ; Concernant le crédit renouvelable n°28914001844987 : CONSTATE l’acquisition de la déchéance du terme du contrat de prêt n°28914001844987 en date du 12 septembre 2024, signé entre la SA COFIDIS, d’une part, et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I], d’autre part ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt n°28914001844987 en date du 12 septembre 2024, signé entre la SA COFIDIS et M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] ; CONDAMNE solidairement M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] à payer à la SA COFIDIS la somme de 1 981,92 euros au titre du capital restant dû, et ce sans intérêt ni contractuel ni légal ; DÉBOUTE la SA COFIDIS de sa demande fondée sur l’article 700 du code de procédure civile, CONDAMNE in solidum M. [F] [I] et Mme [Y] [T] épouse [I] aux dépens ; RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit ; Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 28 août 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par le président et par la greffière. La greffière, Le président,
Décisions proches
Celles qui citent les mêmes textes rares que celle-ci (code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4). Sans IA : les citations relevées dans les décisions.
- 23 juillet 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/00707
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 28 août 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/01415
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 28 août 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/01370
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 28 août 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/01372
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 28 août 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/01390
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de la consommation L312-17, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 23 juillet 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/00676
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- 9 avril 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/00180
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
- 9 avril 2026 · Tribunal judiciaire de Nice · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 26/00179
en commun : code de procedure civile 828, code de la consommation L141-4, code de procedure civile 762, code de la consommation L333-4
Mise à jour de la source le 2026-08-31T19:36:41.468Z.