Tribunal judiciaire de Nanterre, JEX, 20 mai 2025, n° 25/02390
Exposé du litige
EXPOSE DU LITIGE Par ordonnance du 15 mai 2024, le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris a condamné la société [Adresse 5] [7] à communiquer une garantie de paiement pour un montant de 94 089,36 euros sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé le délai de trente jours suivants la signification de la décision pendant six mois et s’est réservé le pouvoir de statuer sur la liquidation de l’astreinte. Le 24 février 2025, la société Entreprise de peinture Chauvat a assigné la société [Adresse 5] [7] devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Nanterre en liquidation de l’astreinte prononcée. L’affaire est venue à l’audience du 1er avril 2025 lors de laquelle la demanderesse n’a pas comparu et la défenderesse a été entendue en sa plaidoirie. La société Résidence services seniors [7] demande au juge de l’exécution de se déclarer incompétent au profit du juge des référés du tribunal judiciaire de Paris et réclame une indemnité de procédure de 3 000 euros. Pour plus ample exposé des moyens et prétentions de la défenderesse, il est fait référence aux conclusions visées à l’audience.
Motifs
MOTIFS En application de l’article L. 131-3 du code des procédures civiles d’exécution, l’astreinte, même définitive est liquidée par le juge de l’exécution, sauf si le juge qui l’a ordonnée reste saisi de l’affaire ou s’en est expressément réservé le pouvoir. Conformément à l’article R. 131-2 alinéa 1er du même code, l'incompétence est relevée d'office par le juge saisi d'une demande en liquidation d'astreinte. Aux termes de l’ordonnance du 15 mai 2024, le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris s’est expressément réservé le pouvoir de liquider l’astreinte prononcée. En conséquence, il convient de déclarer le juge de l’exécution de Nanterre incompétent au profit du tribunal judiciaire de Nanterre (Pôle Famille 2ème section) et renvoyer l'affaire devant cette juridiction. Les demandes accessoires seront réservées.
Dispositif
PAR CES MOTIFS Le juge de l’exécution, par jugement contradictoire et en premier ressort, Déclare le juge de l’exécution de Nanterre incompétent pour statuer sur les demandes de la société Entreprise de peinture Chauvat à l’encontre de la société [Adresse 4] Saumur au profit du juge des référés du tribunal judiciaire de Nanterre, Dit que le dossier sera transmis, par le greffe de la juridiction de céans selon les modalités définies à l'article 97 du code de procédure civile, Réserve les mesures accessoires. Le greffier Le juge de l'exécution
Texte intégral
DOSSIER N° : N° RG 25/02390 - N° Portalis DB3R-W-B7J-2MTV AFFAIRE : La société ENTREPRISE DE PEINTURE CHAUVAT / La SCI RESIDENCE SERVICES SENIORS SAUMUR Minute n° TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTERRE LE JUGE DE L'EXECUTION JUGEMENT DU 20 MAI 2025 COMPOSITION DU TRIBUNAL PRESIDENT : Cécile CROCHET GREFFIER : Marie-Christine YATIM DEMANDERESSE La société ENTREPRISE DE PEINTURE CHAUVAT [Adresse 8] [Adresse 6] [Localité 1] ayant pour avocat Maître Claude VAILLANT de la SCP VAILLANT ET ASSOCIES, avocat postulant au barreau de PARIS, vestiaire : P0257 et Me Clément COLLET FERRE de la SARL CHROME AVOCATS, avocat plaidant au barreau de NANTES DEFENDERESSE La SCI RESIDENCE SERVICES SENIORS SAUMUR [Adresse 3] [Localité 2] représentée par Maître Guilhem AFFRE de l’AARPI MIGUERES MOULIN, avocats au barreau de PARIS, vestiaire : R016 Le Tribunal après avoir entendu les parties et/ou leurs avocats en leurs conclusions à l'audience du 01 Avril 2025 a mis l'affaire en délibéré et indiqué que le jugement serait rendu le 20 Mai 2025, par mise à disposition au Greffe. EXPOSE DU LITIGE Par ordonnance du 15 mai 2024, le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris a condamné la société [Adresse 5] [7] à communiquer une garantie de paiement pour un montant de 94 089,36 euros sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé le délai de trente jours suivants la signification de la décision pendant six mois et s’est réservé le pouvoir de statuer sur la liquidation de l’astreinte. Le 24 février 2025, la société Entreprise de peinture Chauvat a assigné la société [Adresse 5] [7] devant le juge de l’exécution du tribunal judiciaire de Nanterre en liquidation de l’astreinte prononcée. L’affaire est venue à l’audience du 1er avril 2025 lors de laquelle la demanderesse n’a pas comparu et la défenderesse a été entendue en sa plaidoirie. La société Résidence services seniors [7] demande au juge de l’exécution de se déclarer incompétent au profit du juge des référés du tribunal judiciaire de Paris et réclame une indemnité de procédure de 3 000 euros. Pour plus ample exposé des moyens et prétentions de la défenderesse, il est fait référence aux conclusions visées à l’audience. MOTIFS En application de l’article L. 131-3 du code des procédures civiles d’exécution, l’astreinte, même définitive est liquidée par le juge de l’exécution, sauf si le juge qui l’a ordonnée reste saisi de l’affaire ou s’en est expressément réservé le pouvoir. Conformément à l’article R. 131-2 alinéa 1er du même code, l'incompétence est relevée d'office par le juge saisi d'une demande en liquidation d'astreinte. Aux termes de l’ordonnance du 15 mai 2024, le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris s’est expressément réservé le pouvoir de liquider l’astreinte prononcée. En conséquence, il convient de déclarer le juge de l’exécution de Nanterre incompétent au profit du tribunal judiciaire de Nanterre (Pôle Famille 2ème section) et renvoyer l'affaire devant cette juridiction. Les demandes accessoires seront réservées. PAR CES MOTIFS Le juge de l’exécution, par jugement contradictoire et en premier ressort, Déclare le juge de l’exécution de Nanterre incompétent pour statuer sur les demandes de la société Entreprise de peinture Chauvat à l’encontre de la société [Adresse 4] Saumur au profit du juge des référés du tribunal judiciaire de Nanterre, Dit que le dossier sera transmis, par le greffe de la juridiction de céans selon les modalités définies à l'article 97 du code de procédure civile, Réserve les mesures accessoires. Le greffier Le juge de l'exécution
Décisions proches
Celles qui citent les mêmes textes rares que celle-ci (code de procedure civile 97, code des procedures civiles d'execution R131-2, code des procedures civiles d'execution L131-3). Sans IA : les citations relevées dans les décisions.
- 30 juin 2026 · Cour d'appel de Versailles · Autre · n° 25/04616
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2, code des procedures civiles d'execution L131-3
- 10 septembre 2026 · Tribunal judiciaire de Grasse · Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur · n° 25/00644
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2, code des procedures civiles d'execution L131-3
- 10 septembre 2026 · Cour d'appel de Versailles · Autre · n° 25/07079
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2, code des procedures civiles d'execution L131-3
- 11 juillet 2025 · Tribunal judiciaire de Besançon · Se déclare incompétent · n° 24/02674
en commun : code de procedure civile 97, code des procedures civiles d'execution R131-2
- 9 juin 2022 · Cour d'appel de Paris · Autre · n° 18/27150
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2
- 15 novembre 2022 · Cour d'appel de Versailles · Autre · n° 21/03683
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2
- 16 mars 2023 · Cour d'appel de Toulouse · Autre · n° 22/01400
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2
- 20 juin 2023 · Cour d'appel de Lyon · Autre · n° 21/05314
en commun : code des procedures civiles d'execution R131-2
Mise à jour de la source le 2025-05-26T19:41:01.083Z.