Tribunal judiciaire de Metz, CTX PROTECTION SOCIALE, 22 mai 2026, n° 23/01085
Exposé du litige
EXPOSE DU LITIGE Monsieur [K] [J] a été victime, le 2 janvier 1990, d’un accident du travail pris en charge par la caisse nationale de sécurité sociale des mines (CANSSM) aux droits de laquelle vient la caisse primaire d’assurance maladie de Moselle (ci-après caisse ou CPAM). Cet accident faisait suite à un éboulement dans un puits, alors que Monsieur [J] exerçait comme mineur de fond, accident ayant entraîné un traumatisme de la cheville droite et une fracture lombaire. Son état de santé a été initialement considéré comme consolidé le 27 août 1991, avec attribution d’un taux d’IPP de 45 %. Selon certicat médical du 15 mai 2015 et jugement du 31 mars 2021 du pôle social du tribunal judiciaire de Metz, Monsieur [J] a été pris en charge au titre de la législation professionnelle pour une rechute. Par courrier du 12 août 2022, la caisse a notifié à Monsieur [J] une date de consolidation fixée au 31 décembre 2016 des suites de cette rechute. Par décision du 20 janvier 2023, la caisse a notifié à Monsieur [J] un taux d’IPP de 45 %. Contestant cette décision, Monsieur [J] a formé un recours devant la Commission Médicale de Recours Amiable (CMRA) près la caisse qui, par décision du 14 juin 2023, a rejeté son recours. Suivant requête déposée au greffe le 22 août 2023, Monsieur [J] a saisi le Pôle social du tribunal judiciaire de Metz d'un recours contentieux. Dans ses dernières conclusions du 9 mai 2025, il demande au tribunal de : - ordonner une expertise médicale - annuler la décision litigieuse de la [1] - condamner la caisse aux dépens. Dans ses conclusions reçues au greffe le 17 avril 2024, la CPAM de Moselle demande au tribunal de : A titre principal Dire que le taux d'incapacité permanente de 45% retenu au titre de la rechute de l’accident du travail du demandeur a été justement évalué ;Confirmer la décision litigieuse de la Commission Médicale de Recours Amiable ;Rejeter toute demande de mesure d’expertise ;Débouter en conséquence le demandeur de l'ensemble de ses prétentions ;Condamner le demandeur aux entiers dépens.A titre subsidiaire, dans le cas où le tribunal ordonnerait une mesure d’instruction médicale : - Que cette mesure prenne la forme d’une consultation médicale et que les honoraires du médecin consultant soient fixés en conformité avec l’arrêté du 21 décembre 2018 relatif aux honoraires et aux frais de déplacement des médecins consultants mentionnés à l’article R142-16-1 du code de la sécurité sociale - Dire et juger que le médecin consultant aura pour mission de proposer à la date de consolidation du 31 décembre 2016 le taux d’IPP au regard des séquelles imputables au sinistre - Réserver les droits de la caisse après dépôt du rapport de consultation médicale. L'affaire a été appelée in fine à l'audience du 24 février 2026, date à laquelle elle a été retenue et examinée. Monsieur [J] et la CPAM de Moselle, représentés, s’en sont remis à leurs écritures et pièces. A l'issue des débats la décision a été mise en délibéré au 22 mai 2026.
Motifs
MOTIVATION Sur la recevabilité du recours Monsieur [J] est recevable en son recours contentieux, ce point est autant établi que non contesté. Sur la détermination du taux d'incapacité Aux termes de l’article L434-2 alinéa 1 du code de la sécurité sociale dans sa version applicable au litige, le taux de l'incapacité permanente est déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. Suivant l’article R434-32 alinéas 1 et 2 du même code, au vu de tous les renseignements recueillis, la caisse primaire se prononce sur l'existence d'une incapacité permanente et, le cas échéant, sur le taux de celle-ci et sur le montant de la rente due à la victime ou à ses ayants droit. Les barèmes indicatifs d'invalidité dont il est tenu compte pour la détermination du taux d'incapacité permanente d'une part en matière d'accidents du travail et d'autre part en matière de maladies professionnelles sont annexés au livre IV de la partie réglementaire du code de la sécurité sociale (annexes 1 et 2 du code). Lorsque ce dernier barème ne comporte pas de référence à la lésion considérée, il est fait application du barème indicatif d'invalidité en matière d'accidents du travail. Il sera par ailleurs rappelé que le taux d’incapacité permanente partielle doit être fixé en fonction de l’état séquellaire au jour de la consolidation de l’état de la victime ou de la demande d’aggravation du taux, sans que puissent être pris en considération des éléments postérieurs à ladite consolidation ou à ladite demande. Cette fixation du taux relève de l’appréciation souveraine et motivée des juges du fond. Selon l’article R142-16 du code de la sécurité sociale, la juridiction peut ordonner toute mesure d'instruction. En l’espèce, au regard des explications et pièces du demandeur, et compte tenu notamment de l’importance des conséquences subies décrites par l’intéressé, une expertise médicale du requérant sera avant dire droit ordonnée suivant les modalités précisées dans le dispositif de la présente décision, l’expert ayant pour mission, à la date de la consolidation de la rechute, soit le 31 décembre 2016, de déterminer le taux d’IPP de Monsieur [J] résultant de son accident du travail survenu le 2 janvier 1990. Il est rappelé que : - le praticien-conseil ou l'autorité compétente pour examiner le recours préalable transmet au médecin expert désigné par la juridiction compétente, sans que puisse lui être opposé l'article 226-13 du code pénal, l'intégralité du rapport médical ayant fondé sa décision (article L142-10 du code de la sécurité sociale), - le greffe demande par tous moyens à l'organisme de sécurité sociale de transmettre au médecin expert désigné l'intégralité du rapport médical mentionné à l'article L142-6 et du rapport mentionné à l'article R142-8-5 ou l'ensemble des éléments ou informations à caractère secret au sens du deuxième alinéa de l'article à l'article L142-10 ayant fondé sa décision (article R142-16-3 du code de la sécurité sociale), - le médecin expert adresse son rapport médical intégral au greffe dans le délai imparti (article R142-16-4 alinéa 2 du code de la sécurité sociale). Les droits et demandes des parties seront réservés dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise. Sur les dépens Au vu de l'expertise ordonnée, les dépens seront réservés, étant rappelé que, par application des dispositions de l’article L142-11 du code de la sécurité sociale, les frais résultants des expertises ordonnées par les juridictions compétentes en application notamment de l'article L142-1 5° sont pris en charge par la caisse nationale de l’assurance maladie, et ce dès accomplissement par ledit médecin de sa mission. Il est par ailleurs rappelé qu’aux termes de l’article R142-18 du code de la sécurité sociale, les requérants ou leurs ayants droit qui doivent quitter leur commune de résidence ou celle de leur lieu de travail pour répondre à la convocation d'un médecin expert ou d'un médecin consultant désigné par une juridiction mentionnée à la présente section en première ou seconde instance en application du présent titre sont indemnisés de leurs frais de déplacement et de séjour dans les conditions fixées par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 , sans préjudice de l'application des articles R322-10-1, R322-10-2, R322-10-4 R322-10-6 et R322-10-7. Afin de bénéficier du remboursement de l'un des transports mentionnés aux 1° et 2° de l'article R322-10-1 et des frais de transport de la personne l'accompagnant en application de l'article R322-10-7, le requérant en fait la demande dans sa requête. Le bénéfice de ce remboursement est soumis à l'avis conforme du médecin expert ou consultant qui examine la demande du requérant sur la base des pièces que ce dernier a jointes à sa requête. S'il n'en a pas fait la demande dans sa requête, le requérant peut bénéficier du remboursement des frais prévus à l'alinéa précédent, s'il justifie auprès de son organisme de prise en charge d'une prescription médicale de transport dans les conditions prévues par les articles R322-10 à R322-10-7. Sur l'exécution provisoire Aux termes de l’article R142-10-6 al 1 du code de la sécurité sociale, le tribunal peut ordonner l'exécution par provision de ses décisions. En l'espèce, l’exécution provisoire est nécessaire au vu de la mesure d'instruction ordonnée.
Dispositif
PAR CES MOTIFS Le Tribunal, après débats en audience publique, statuant publiquement par décision contradictoire, mise à disposition au greffe et mixte, DECLARE le recours contentieux de Monsieur [K] [J] recevable ; ORDONNE avant dire droit une mesure de consultation médicale sur la personne de Monsieur [K] [J] ; DESIGNE pour y procéder le Docteur [D] [Z] sis [Adresse 5] lequel a pour mission de : - prendre connaissance du dossier médical de Monsieur [K] [J], - examiner Monsieur [K] [J], - proposer, à la date du 31 décembre 2016, le taux d’incapacité permanente de Monsieur [K] [J] imputable à la rechute décrite dans le certificat médical du 15 mai 2015 de son accident du travail survenu le 2 janvier 1990, et ce selon le barème indicatif d’invalidité, accidents du travail et maladies professionnelles, annexé au livre IV du code de la sécurité sociale, et en fonction de la méthode d’appréciation qui lui paraît la plus fiable, - dire si les séquelles du sinistre lui paraissent devoir entraîner une modification dans la situation professionnelle actuelle du demandeur, - dire si Monsieur [K] [J] souffrait d’une infirmité antérieure, - le cas échéant, dire si la rechute de l’accident a été sans influence sur l'état antérieur, si les conséquences de la rechute de l’accident sont plus graves du fait de l'état antérieur et si la rechute a aggravé l'état antérieur, - faire plus généralement toutes observations utiles ; RAPPELLE que le médecin expert devra, pour proposer le taux d’incapacité permanente, préciser et tenir compte de : - la nature de l'infirmité de Monsieur [K] [J] (à savoir l'atteinte physique ou mentale de la victime, la diminution de validité qui résulte de la perte ou de l'altération des organes ou des fonctions du corps humain), - son état général (excluant les infirmités antérieures), - son âge (au regard des conséquences que l'âge peut avoir sur la réadaptation et le reclassement professionnel), - ses facultés physiques et mentales (à savoir les possibilités de l'individu et l'incidence que les séquelles constatées peuvent avoir sur lui) ; DIT que l’expert pourra se faire communiquer tous documents nécessaires à sa mission, même détenus par des tiers ; DIT que l'expert pourra s’adjoindre et recueillir l’avis de tout technicien d’une autre spécialité que la sienne, à charge de joindre l’avis du sapiteur à son rapport et de présenter une note d'honoraires et de frais incluant la rémunération du sapiteur ; DIT que l'expert devra, avant le dépôt de son rapport, donner connaissance de ses premières conclusions sur demande des partie aux médecins assistant ou représentant celles-ci pour leur permettre de formuler leurs observations et qu'il enverra aux parties un pré-rapport et répondra à tous dires écrits de leur part formulés dans le délai qu'il leur aura imparti avant d'établir un rapport définitif qu'il déposera en double exemplaire au greffe du pôle social du tribunal judiciaire dans les SIX MOIS du jour où il aura été saisi de sa mission ; DIT que l’expert en adressera directement copie aux parties ; DIT que Monsieur [K] [J] devra communiquer au médecin expert tout document médical utile dès notification du présent jugement ; DIT que la caisse devra transmettre au médecin expert l'intégralité du rapport médical et des éléments ou informations à caractère secret ayant fondé sa décision ; DIT que les opérations d'expertise se dérouleront sous la surveillance du magistrat coordonnateur de ce tribunal chargé du pôle social ; DIT que les frais d'expertise sont pris en charge conformément aux dispositions de l’article L.142-11 du code de la sécurité sociale ; RENVOIE l’affaire à l’audience de mise en état du 21 janvier 2027 pour communication au greffe avant cette date des observations des parties après dépôt du rapport d'expertise, les parties étant dispensées de comparaître ; DIT que Monsieur [K] [J] devra adresser ses conclusions au tribunal et à la caisse dans le MOIS suivant la communication du rapport d'expertise ; DIT que la CPAM de Moselle pour le compte de la CANSSM pourra répondre aux conclusions de Monsieur [K] [J] dans le MOIS suivant la notification de ses conclusions ; RESERVE pour le surplus les droits et les demandes des parties ainsi que les dépens ; DEBOUTE les parties de leurs demandes, fins, et conclusions, plus amples ou contraires ; ORDONNE l'exécution provisoire de la présente décision. LE GREFFIER LE PRESIDENT
Texte intégral
Minute n° ctx protection sociale N° RG 23/01085 TRIBUNAL JUDICIAIRE DE METZ _____________________________ [Adresse 1] [Adresse 2] ☎ [XXXXXXXX01] ___________________________ Pôle social JUGEMENT DU 22 MAI 2026 DEMANDEUR : Monsieur [K] [J] [Adresse 3] [Localité 1] représenté par Me Laurent MULLER, avocat au barreau de METZ, avocat plaidant, vestiaire : A405 DEFENDERESSE : CPAM, INTERVENANT POUR LE COMPTE DE LA CANSSM ASSURANCE MALADIE DES MINES [Adresse 4] [Localité 2] Représentée par Mme GURY COMPOSITION DU TRIBUNAL Président : Mme PAUTREL Carole Assesseur représentant des employeurs : M. Vincent EHRHARDT Assesseur représentant des salariés : M. Flavien GOODWIN Assistés de Monsieur VAN PETEGEM Benoît, Greffier, a rendu, à la suite du débat oral du 24 février 2026, le jugement dont la teneur suit : Expéditions - Pièces (1) - Exécutoire (2) à Me Laurent MULLER [K] [J] CPAM, INTERVENANT POUR LE COMPTE DE LA CANSSM ASSURANCE MALADIE DES MINES Le EXPOSE DU LITIGE Monsieur [K] [J] a été victime, le 2 janvier 1990, d’un accident du travail pris en charge par la caisse nationale de sécurité sociale des mines (CANSSM) aux droits de laquelle vient la caisse primaire d’assurance maladie de Moselle (ci-après caisse ou CPAM). Cet accident faisait suite à un éboulement dans un puits, alors que Monsieur [J] exerçait comme mineur de fond, accident ayant entraîné un traumatisme de la cheville droite et une fracture lombaire. Son état de santé a été initialement considéré comme consolidé le 27 août 1991, avec attribution d’un taux d’IPP de 45 %. Selon certicat médical du 15 mai 2015 et jugement du 31 mars 2021 du pôle social du tribunal judiciaire de Metz, Monsieur [J] a été pris en charge au titre de la législation professionnelle pour une rechute. Par courrier du 12 août 2022, la caisse a notifié à Monsieur [J] une date de consolidation fixée au 31 décembre 2016 des suites de cette rechute. Par décision du 20 janvier 2023, la caisse a notifié à Monsieur [J] un taux d’IPP de 45 %. Contestant cette décision, Monsieur [J] a formé un recours devant la Commission Médicale de Recours Amiable (CMRA) près la caisse qui, par décision du 14 juin 2023, a rejeté son recours. Suivant requête déposée au greffe le 22 août 2023, Monsieur [J] a saisi le Pôle social du tribunal judiciaire de Metz d'un recours contentieux. Dans ses dernières conclusions du 9 mai 2025, il demande au tribunal de : - ordonner une expertise médicale - annuler la décision litigieuse de la [1] - condamner la caisse aux dépens. Dans ses conclusions reçues au greffe le 17 avril 2024, la CPAM de Moselle demande au tribunal de : A titre principal Dire que le taux d'incapacité permanente de 45% retenu au titre de la rechute de l’accident du travail du demandeur a été justement évalué ;Confirmer la décision litigieuse de la Commission Médicale de Recours Amiable ;Rejeter toute demande de mesure d’expertise ;Débouter en conséquence le demandeur de l'ensemble de ses prétentions ;Condamner le demandeur aux entiers dépens.A titre subsidiaire, dans le cas où le tribunal ordonnerait une mesure d’instruction médicale : - Que cette mesure prenne la forme d’une consultation médicale et que les honoraires du médecin consultant soient fixés en conformité avec l’arrêté du 21 décembre 2018 relatif aux honoraires et aux frais de déplacement des médecins consultants mentionnés à l’article R142-16-1 du code de la sécurité sociale - Dire et juger que le médecin consultant aura pour mission de proposer à la date de consolidation du 31 décembre 2016 le taux d’IPP au regard des séquelles imputables au sinistre - Réserver les droits de la caisse après dépôt du rapport de consultation médicale. L'affaire a été appelée in fine à l'audience du 24 février 2026, date à laquelle elle a été retenue et examinée. Monsieur [J] et la CPAM de Moselle, représentés, s’en sont remis à leurs écritures et pièces. A l'issue des débats la décision a été mise en délibéré au 22 mai 2026. MOTIVATION Sur la recevabilité du recours Monsieur [J] est recevable en son recours contentieux, ce point est autant établi que non contesté. Sur la détermination du taux d'incapacité Aux termes de l’article L434-2 alinéa 1 du code de la sécurité sociale dans sa version applicable au litige, le taux de l'incapacité permanente est déterminé d'après la nature de l'infirmité, l'état général, l'âge, les facultés physiques et mentales de la victime ainsi que d'après ses aptitudes et sa qualification professionnelle, compte tenu d'un barème indicatif d'invalidité. Suivant l’article R434-32 alinéas 1 et 2 du même code, au vu de tous les renseignements recueillis, la caisse primaire se prononce sur l'existence d'une incapacité permanente et, le cas échéant, sur le taux de celle-ci et sur le montant de la rente due à la victime ou à ses ayants droit. Les barèmes indicatifs d'invalidité dont il est tenu compte pour la détermination du taux d'incapacité permanente d'une part en matière d'accidents du travail et d'autre part en matière de maladies professionnelles sont annexés au livre IV de la partie réglementaire du code de la sécurité sociale (annexes 1 et 2 du code). Lorsque ce dernier barème ne comporte pas de référence à la lésion considérée, il est fait application du barème indicatif d'invalidité en matière d'accidents du travail. Il sera par ailleurs rappelé que le taux d’incapacité permanente partielle doit être fixé en fonction de l’état séquellaire au jour de la consolidation de l’état de la victime ou de la demande d’aggravation du taux, sans que puissent être pris en considération des éléments postérieurs à ladite consolidation ou à ladite demande. Cette fixation du taux relève de l’appréciation souveraine et motivée des juges du fond. Selon l’article R142-16 du code de la sécurité sociale, la juridiction peut ordonner toute mesure d'instruction. 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Les droits et demandes des parties seront réservés dans l'attente du dépôt du rapport d'expertise. Sur les dépens Au vu de l'expertise ordonnée, les dépens seront réservés, étant rappelé que, par application des dispositions de l’article L142-11 du code de la sécurité sociale, les frais résultants des expertises ordonnées par les juridictions compétentes en application notamment de l'article L142-1 5° sont pris en charge par la caisse nationale de l’assurance maladie, et ce dès accomplissement par ledit médecin de sa mission. Il est par ailleurs rappelé qu’aux termes de l’article R142-18 du code de la sécurité sociale, les requérants ou leurs ayants droit qui doivent quitter leur commune de résidence ou celle de leur lieu de travail pour répondre à la convocation d'un médecin expert ou d'un médecin consultant désigné par une juridiction mentionnée à la présente section en première ou seconde instance en application du présent titre sont indemnisés de leurs frais de déplacement et de séjour dans les conditions fixées par le décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006 , sans préjudice de l'application des articles R322-10-1, R322-10-2, R322-10-4 R322-10-6 et R322-10-7. Afin de bénéficier du remboursement de l'un des transports mentionnés aux 1° et 2° de l'article R322-10-1 et des frais de transport de la personne l'accompagnant en application de l'article R322-10-7, le requérant en fait la demande dans sa requête. Le bénéfice de ce remboursement est soumis à l'avis conforme du médecin expert ou consultant qui examine la demande du requérant sur la base des pièces que ce dernier a jointes à sa requête. S'il n'en a pas fait la demande dans sa requête, le requérant peut bénéficier du remboursement des frais prévus à l'alinéa précédent, s'il justifie auprès de son organisme de prise en charge d'une prescription médicale de transport dans les conditions prévues par les articles R322-10 à R322-10-7. Sur l'exécution provisoire Aux termes de l’article R142-10-6 al 1 du code de la sécurité sociale, le tribunal peut ordonner l'exécution par provision de ses décisions. En l'espèce, l’exécution provisoire est nécessaire au vu de la mesure d'instruction ordonnée. 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LE GREFFIER LE PRESIDENT
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