Tribunal judiciaire de Nice, Service de proximité, 8 septembre 2026, n° 25/04412
Exposé du litige
EXPOSE DU LITIGE Par déclaration déposée le 12 juin 2025, Monsieur [A] [J] a sollicité de la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes, l’ouverture d’une procédure de surendettement. Par jugement du 24 juin 2025, le juge des tutelles de Nice a prononcé une mesure de curatelle renforcée de 60 mois et désigné Madame [C] [R] comme curatrice. Suivant décision du 24 juillet 2025, la commission de surendettement a déclaré recevable la demande de Monsieur [A] [J] et le 11 septembre 2025, a préconisé une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire. Consécutivement à la notification de cette décision, un recours en contestation a été formé par l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat, en faisant valoir que la dette locative augmente et que Monsieur [A] [J] est de mauvaise foi. . Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience du 26 mai 2026. A l’audience du 26 mai 2026, La société Côte d’Azur Habitat, représentée par son conseil, confirme son recours en produisant un décompte actualisé au éà mai 2026 montrant que la dette s’élève à 8865,71 euros. Monsieur [A] [J] représenté par son conseil indique aux termes de ses conclusions visées à l’audience du 26 mai 2026 que la situation financière de Monsieur [A] [J] apparaît irrémédiablement compromise, celui-ci étant retraité âgé de 82 ans. Une demande de DALO a été réalisée le 20 mars 2025. Madame [C] [R], curatrice expose qu’il règle l’indemnité d’occupation. Elle souligne que des dealers profitent de la faiblesse de Monsieur [A] [J] et s’introduisent dans le domicile. Il adhère à la mesure de protection mais son budget est très restreint. Aucune observation n’a été adressée par les autres parties.
Motifs
MOTIFS La présente décision sera rendue par le juge des contentieux de la protection, susceptible d’appel selon l’article R. 741-12 du code de la consommation, sera réputée contradictoire en application de l’article 474 du code de procédure civile en l’état de l’absence de comparution des créanciers non demandeurs. Selon les dispositions des articles 761 et 817 du code de procédure civile, la procédure est orale devant le juge des contentieux de la protection, ce qui implique en application de l'article 446-1 du même code, que les parties présentent oralement à l'audience leurs prétentions et les moyens à leur soutien, sauf possibilité prévue par l’article R. 713-4 du code de la consommation, de présenter ses moyens par écrit par lettre adressée au juge à condition de justifier que l’adversaire en a eu connaissance avant l’audience par lettre recommandée avec accusé de réception. Toutes les observations écrites non adressées au contradictoire des autres parties, par des parties non comparantes, sont donc irrecevables et en tout état de cause, il ne pourra en être tiré de conséquence défavorable aux parties qui n’en sont pas régulièrement informées. Quant aux parties comparantes, il est constant que le principe du contradictoire exige qu’il ne puisse être tenu compte que des prétentions et moyens nécessairement contenus dans le recours initial porté à la connaissance des autres parties ou l’objet de la convocation, sauf à ce que les éléments nouveaux aient été portés à la connaissance des autres parties, notamment à celles auxquelles ils sont susceptibles de faire grief. Sur la recevabilité formelle du recours L’OPH Nice Côte d’Azur Habitat a reçu notification de la décision de la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes concernant la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J], le 18 septembre 2025. Le recours a été formé par lettre recommandée avec avis de réception adressée à la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes, datée du 25 septembre 2025, soit dans le délai de trente jours à compter de la notification. Il convient donc de le déclarer recevable, en application des dispositions de l’article R. 741-1 du code de la consommation auquel renvoie l’article L. 741-4 du code de la consommation. Sur la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire Aux termes de l’article L. 711-1 du code de la consommation, la situation de surendettement des personnes physiques est caractérisée par l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles et à échoir ou à l’engagement donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société. L’article L. 741-1 du code de la consommation permet à la commission de surendettement d’imposer un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, lorsque le débiteur se trouve dans une situation irrémédiablement compromise caractérisée par l’impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement sous forme de plan et n’est propriétaire d’aucun bien. Selon l’article L. 741-5 du code de la consommation, le juge saisi d’un recours en contestation contre la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, peut, avant de statuer faire publier un appel aux créanciers, vérifier, même d'office, la validité des créances, des titres qui les constatent ainsi que le montant des sommes réclamées, et s'assurer que le débiteur est bien de bonne foi et dans l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes. Il ressort du dossier transmis par la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes que selon état des créances à la date de la décision, l’endettement de Monsieur [A] [R] s’élevait à 12554,11 euros dont 11757,01 euros au titre de la dette de logement auprès de l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat.. La société Nice Cöte d’Azur Habitat produit un décompte actualisé de sa créance au 20 mai 2026, faisant état d’un montant dû de 8 865,71 euros. Il en ressort qu’il règle les indemnités d’occupation et que la dette a diminué. En effet, Monsieur [A] [J] justifie percevoir une pension de retraite de 1310 euros et assumer des charges de 1406 euros (forfait charges courantes de 920 euros, loyer et mutuelle). En considération de ces éléments, il n’est pas démontré qu’il est de mauvaise foi. Il est veuf, retraité, bénéficiant d’une mesure de curatelle renforcée depuis le décès de son épouse, et il est dénoncé que l’appartement 33 - escalier 3 - batîment 1 - 5 impasse des Liserons 06300 Nice qu’il occupe serait un appartement nourrice pour les dealers implantés dans le quartier décrits comme agressifs par la curatrice. En considération de l’ensemble de ces éléments, il doit être considéré que la situation de Monsieur [A] [J] est irrémédiablement compromise, celle-ci ayant déjà bénéficié de mesures de suspension d’exigibilité des créances pendant la durée de vingt-quatre mois. En outre, la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes a constaté que son patrimoine n’est constitué que de bien meublants et/ou de biens non professionnels indispensables à l’activité professionnelle ou de biens de valeur marchande ou dont les frais de vente seraient manifestement disproportionnés au regard de leur valeur vénale et il n’est pas soutenu le contraire En conséquence, il convient de rejeter le recours de la société Cöte d’Azur Habitat. Selon les dispositions de l’article L. 741-6 du code de la consommation en vigueur depuis le 1er janvier 2018, lorsque le juge statuant sur recours contre le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, constate que le débiteur se trouve dans la situation mentionnée au 1° de l’article L. 724-1, il prononce un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, qui emporte les mêmes effets que ceux mentionnés à l’article L. 741-2, à savoir l’effacement de toutes les dettes professionnelles et non professionnelles du débiteur arrêtées à la date de la décision de la commission. Il convient donc de prononcer le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J] à la date du 11 septembre 2025.
Dispositif
PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant après débats en audience publique par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire, en premier ressort, DECLARE recevable en la forme le recours de l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat contre la mesure imposée de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire émise par la Commission de surendettement des particuliers à l’égard de Monsieur [A] [J] ; REJETTE au fond le recours ; PRONONCE le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J] avec effet à la date du 11 septembre 2025 ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 741-2 du code de la consommation, le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire entraîne l’effacement de toutes les dettes professionnelles et non professionnelles du débiteur, arrêtées à la date ci-dessus, à l’exception des dettes alimentaires, des réparations pécuniaires allouées aux victimes dans le cadre d’une condamnation pénale, des dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses commises au préjudice des organismes de protection sociale énumérées à l’article L. 114-12 du code de la sécurité sociale, des amendes prononcées dans le cadre d’une condamnation pénale, des dettes issues de prêts sur gage souscrits auprès des caisses de crédit municipal et de celles dont le prix a été payé au lieu et place du débiteur par la caution ou le coobligé personnes physiques, ainsi que l’effacement de la dette résultant de l’engagement que le débiteur a donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 741-9 du code de la consommation, les créanciers qui n’auraient pas été avisés de la recommandation de la commission pourront former tierce opposition au présent jugement, et qu’à défaut d’une tierce opposition dans un délai de deux mois à compter de la publicité, leurs créances seront éteintes ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 752-3 du code de la consommation, les personnes ayant bénéficié de la procédure de rétablissement personnel font l’objet à ce titre, d’une inscription pour une période de cinq années au fichier national des incidents de paiement à compter de la date du présent jugement ; DIT que les frais de publicité du présent jugement seront avancés par le Trésor Public en application des dispositions du code de la consommation ; DIT que la présente décision sera notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception aux parties et par lettre simple à la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes et qu’un extrait du présent jugement sera publié par les soins du greffe, au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales ; DIT que la présente décision sera adressée au Procureur de la République de Nice, les faits dénoncés au sein de l’appartement de Monsieur [A] [J] sis à Nice (06300) - Résidence Le Turin bâtiment 1 escalier 3 - 5C impasse des liserons pouvant revêtir une qualification pénale (ILS, abus de faiblesse) RAPPELLE qu’en application de l’article R. 713-10 du code de la consommation, ce jugement est immédiatement exécutoire ; LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public. LE GREFFIER LE JUGE
Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX EN PROVENCE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NICE JUGEMENT DU 8 SEPTEMBRE 2026 Service du surendettement Société COTE D'AZUR HABITAT c/ [J], [R], Société BNP PARIBAS MINUTE N° DU 08 Septembre 2026 N° RG 25/04412 - N° Portalis DBWR-W-B7J-QZAC Copie certifiée conforme délivrée à toutes les parties à Me POUSSIN et Me LE STUM le DEMANDEUR: CREANCIER : Société COTE D'AZUR HABITAT M. [L] 53 BD RENE CASSIN 06282 NICE CEDEX 3 représentée par Me Marina POUSSIN, avocate au barreau de NICE substitué par Me Symphonia LEBRUN, avocate au barreau de NICE DEFENDEURS: DEBITEUR : Monsieur [A] [J] 5 Imp des liserons Bat 1 - Appart 33 Esc 3 06300 NICE représenté par Me Martine LE STUM, avocate au barreau de NICE (bénéficie d'une aide juridictionnelle Totale numéro C06088-2026-001829 du 10/03/2026 accordée par le bureau d'aide juridictionnelle de NICE) Madame [C] [R], curatrice de Monsieur [A] [J] désignée par décision du juge des tutelles de Nice en date du 24 juin 2025 BP 1075 06001 NICE CEDEX 1 comparante en personne AUTRE CREANCIER PARTIE INTERVENANTE : Société BNP PARIBAS Chez IQERA SERVICES - SVC SURENDETTEMENT 186 avenue de Grammont 37917 TOURS CEDEX 9 non comparante, ni représentée COMPOSITION DE LA JURIDICTION: Lors des débats et qui a délibéré : Président : Madame Caroline ATTAL, assistée lors des débats par Mme Muriel BOLARD, Greffier et lors du prononcé par Mme Muriel BOLARD qui a signé la minute avec le président DEBATS : A l’audience publique du 26 Mai 2026, l’affaire a été mise en délibéré au 08 Septembre 2026, les parties ayant été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe PRONONCE : par mise à disposition au greffe le 08 Septembre 2026 EXPOSE DU LITIGE Par déclaration déposée le 12 juin 2025, Monsieur [A] [J] a sollicité de la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes, l’ouverture d’une procédure de surendettement. Par jugement du 24 juin 2025, le juge des tutelles de Nice a prononcé une mesure de curatelle renforcée de 60 mois et désigné Madame [C] [R] comme curatrice. Suivant décision du 24 juillet 2025, la commission de surendettement a déclaré recevable la demande de Monsieur [A] [J] et le 11 septembre 2025, a préconisé une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire. Consécutivement à la notification de cette décision, un recours en contestation a été formé par l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat, en faisant valoir que la dette locative augmente et que Monsieur [A] [J] est de mauvaise foi. . Les parties ont été régulièrement convoquées à l’audience du 26 mai 2026. A l’audience du 26 mai 2026, La société Côte d’Azur Habitat, représentée par son conseil, confirme son recours en produisant un décompte actualisé au éà mai 2026 montrant que la dette s’élève à 8865,71 euros. Monsieur [A] [J] représenté par son conseil indique aux termes de ses conclusions visées à l’audience du 26 mai 2026 que la situation financière de Monsieur [A] [J] apparaît irrémédiablement compromise, celui-ci étant retraité âgé de 82 ans. Une demande de DALO a été réalisée le 20 mars 2025. Madame [C] [R], curatrice expose qu’il règle l’indemnité d’occupation. Elle souligne que des dealers profitent de la faiblesse de Monsieur [A] [J] et s’introduisent dans le domicile. Il adhère à la mesure de protection mais son budget est très restreint. Aucune observation n’a été adressée par les autres parties. MOTIFS La présente décision sera rendue par le juge des contentieux de la protection, susceptible d’appel selon l’article R. 741-12 du code de la consommation, sera réputée contradictoire en application de l’article 474 du code de procédure civile en l’état de l’absence de comparution des créanciers non demandeurs. Selon les dispositions des articles 761 et 817 du code de procédure civile, la procédure est orale devant le juge des contentieux de la protection, ce qui implique en application de l'article 446-1 du même code, que les parties présentent oralement à l'audience leurs prétentions et les moyens à leur soutien, sauf possibilité prévue par l’article R. 713-4 du code de la consommation, de présenter ses moyens par écrit par lettre adressée au juge à condition de justifier que l’adversaire en a eu connaissance avant l’audience par lettre recommandée avec accusé de réception. Toutes les observations écrites non adressées au contradictoire des autres parties, par des parties non comparantes, sont donc irrecevables et en tout état de cause, il ne pourra en être tiré de conséquence défavorable aux parties qui n’en sont pas régulièrement informées. Quant aux parties comparantes, il est constant que le principe du contradictoire exige qu’il ne puisse être tenu compte que des prétentions et moyens nécessairement contenus dans le recours initial porté à la connaissance des autres parties ou l’objet de la convocation, sauf à ce que les éléments nouveaux aient été portés à la connaissance des autres parties, notamment à celles auxquelles ils sont susceptibles de faire grief. Sur la recevabilité formelle du recours L’OPH Nice Côte d’Azur Habitat a reçu notification de la décision de la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes concernant la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J], le 18 septembre 2025. Le recours a été formé par lettre recommandée avec avis de réception adressée à la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes, datée du 25 septembre 2025, soit dans le délai de trente jours à compter de la notification. Il convient donc de le déclarer recevable, en application des dispositions de l’article R. 741-1 du code de la consommation auquel renvoie l’article L. 741-4 du code de la consommation. Sur la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire Aux termes de l’article L. 711-1 du code de la consommation, la situation de surendettement des personnes physiques est caractérisée par l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles et à échoir ou à l’engagement donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société. L’article L. 741-1 du code de la consommation permet à la commission de surendettement d’imposer un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, lorsque le débiteur se trouve dans une situation irrémédiablement compromise caractérisée par l’impossibilité manifeste de mettre en œuvre des mesures de traitement sous forme de plan et n’est propriétaire d’aucun bien. Selon l’article L. 741-5 du code de la consommation, le juge saisi d’un recours en contestation contre la mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, peut, avant de statuer faire publier un appel aux créanciers, vérifier, même d'office, la validité des créances, des titres qui les constatent ainsi que le montant des sommes réclamées, et s'assurer que le débiteur est bien de bonne foi et dans l’impossibilité manifeste de faire face à l’ensemble de ses dettes. Il ressort du dossier transmis par la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes que selon état des créances à la date de la décision, l’endettement de Monsieur [A] [R] s’élevait à 12554,11 euros dont 11757,01 euros au titre de la dette de logement auprès de l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat.. La société Nice Cöte d’Azur Habitat produit un décompte actualisé de sa créance au 20 mai 2026, faisant état d’un montant dû de 8 865,71 euros. Il en ressort qu’il règle les indemnités d’occupation et que la dette a diminué. En effet, Monsieur [A] [J] justifie percevoir une pension de retraite de 1310 euros et assumer des charges de 1406 euros (forfait charges courantes de 920 euros, loyer et mutuelle). En considération de ces éléments, il n’est pas démontré qu’il est de mauvaise foi. Il est veuf, retraité, bénéficiant d’une mesure de curatelle renforcée depuis le décès de son épouse, et il est dénoncé que l’appartement 33 - escalier 3 - batîment 1 - 5 impasse des Liserons 06300 Nice qu’il occupe serait un appartement nourrice pour les dealers implantés dans le quartier décrits comme agressifs par la curatrice. En considération de l’ensemble de ces éléments, il doit être considéré que la situation de Monsieur [A] [J] est irrémédiablement compromise, celle-ci ayant déjà bénéficié de mesures de suspension d’exigibilité des créances pendant la durée de vingt-quatre mois. En outre, la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes a constaté que son patrimoine n’est constitué que de bien meublants et/ou de biens non professionnels indispensables à l’activité professionnelle ou de biens de valeur marchande ou dont les frais de vente seraient manifestement disproportionnés au regard de leur valeur vénale et il n’est pas soutenu le contraire En conséquence, il convient de rejeter le recours de la société Cöte d’Azur Habitat. Selon les dispositions de l’article L. 741-6 du code de la consommation en vigueur depuis le 1er janvier 2018, lorsque le juge statuant sur recours contre le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, constate que le débiteur se trouve dans la situation mentionnée au 1° de l’article L. 724-1, il prononce un rétablissement personnel sans liquidation judiciaire, qui emporte les mêmes effets que ceux mentionnés à l’article L. 741-2, à savoir l’effacement de toutes les dettes professionnelles et non professionnelles du débiteur arrêtées à la date de la décision de la commission. Il convient donc de prononcer le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J] à la date du 11 septembre 2025. PAR CES MOTIFS Le juge des contentieux de la protection, statuant après débats en audience publique par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire, en premier ressort, DECLARE recevable en la forme le recours de l’OPH Nice Côte d’Azur Habitat contre la mesure imposée de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire émise par la Commission de surendettement des particuliers à l’égard de Monsieur [A] [J] ; REJETTE au fond le recours ; PRONONCE le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire de Monsieur [A] [J] avec effet à la date du 11 septembre 2025 ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 741-2 du code de la consommation, le rétablissement personnel sans liquidation judiciaire entraîne l’effacement de toutes les dettes professionnelles et non professionnelles du débiteur, arrêtées à la date ci-dessus, à l’exception des dettes alimentaires, des réparations pécuniaires allouées aux victimes dans le cadre d’une condamnation pénale, des dettes ayant pour origine des manœuvres frauduleuses commises au préjudice des organismes de protection sociale énumérées à l’article L. 114-12 du code de la sécurité sociale, des amendes prononcées dans le cadre d’une condamnation pénale, des dettes issues de prêts sur gage souscrits auprès des caisses de crédit municipal et de celles dont le prix a été payé au lieu et place du débiteur par la caution ou le coobligé personnes physiques, ainsi que l’effacement de la dette résultant de l’engagement que le débiteur a donné de cautionner ou d’acquitter solidairement la dette d’un entrepreneur individuel ou d’une société ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 741-9 du code de la consommation, les créanciers qui n’auraient pas été avisés de la recommandation de la commission pourront former tierce opposition au présent jugement, et qu’à défaut d’une tierce opposition dans un délai de deux mois à compter de la publicité, leurs créances seront éteintes ; RAPPELLE qu’en application de l’article L. 752-3 du code de la consommation, les personnes ayant bénéficié de la procédure de rétablissement personnel font l’objet à ce titre, d’une inscription pour une période de cinq années au fichier national des incidents de paiement à compter de la date du présent jugement ; DIT que les frais de publicité du présent jugement seront avancés par le Trésor Public en application des dispositions du code de la consommation ; DIT que la présente décision sera notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception aux parties et par lettre simple à la commission de surendettement des particuliers des Alpes-Maritimes et qu’un extrait du présent jugement sera publié par les soins du greffe, au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales ; DIT que la présente décision sera adressée au Procureur de la République de Nice, les faits dénoncés au sein de l’appartement de Monsieur [A] [J] sis à Nice (06300) - Résidence Le Turin bâtiment 1 escalier 3 - 5C impasse des liserons pouvant revêtir une qualification pénale (ILS, abus de faiblesse) RAPPELLE qu’en application de l’article R. 713-10 du code de la consommation, ce jugement est immédiatement exécutoire ; LAISSE les dépens à la charge du Trésor Public. LE GREFFIER LE JUGE
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