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Décision de justice

Tribunal judiciaire de Nîmes, Référé, 20 mai 2026, n° 26/00117

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Exposé du litige

EXPOSE DU LITIGE

Le 8 octobre 2024, Madame [D] [Q] a été victime d’un accident de la circulation sur la commune de [Localité 3]. Alors qu'elle était au volant de son véhicule et à l'arrêt dans un embouteillage, elle a été percutée par l'arrière par le véhicule RENAULT Kangoo conduit par Madame [H] [B], assuré auprès de la compagnie ABEILLE ASSURANCES.

Par actes de commissaire de justice en date des 29 janvier et 10 février 2026, Madame [D] [Q] a assigné Madame [H] [B] et la compagnie ABEILLE ASSURANCES devant Madame la Présidente du Tribunal judiciaire de Nîmes statuant en matière de référé, aux fins de voir :
- Ordonner une mesure d’expertise médicale ;
- Condamner solidairement les défendeurs à verser à Madame [D] [Q] une provision de 2 000,00 à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices ;
- Dire que les frais d'expertise seront provisionnés par ABEILLE ASSURANCES, en sa qualité de gestionnaire du sinistre pour le compte de l'assureur du tiers responsable ;
- Condamner solidairement les défendeurs à verser à Madame [D] [Q] la somme de 1500€ au titre de l'article 700 du Code de procédure civile ;
- Condamner solidairement les défendeurs aux entiers dépens de la présente instance.

L’affaire est venue à l’audience du 15 avril 2026.

A cette audience, Madame [D] [Q] a repris oralement les termes de son assignation, à laquelle il convient de se référer pour plus ample exposé des faits et moyens soulevés, et maintenu l’ensemble de ses demandes initiales.

Madame [H] [B] et la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, intervenant volontaire, ont repris oralement les termes de leurs conclusions, auxquelles il convient de se référer pour plus ample exposé des faits et moyens soulevé, et maintenu l’ensemble de leurs demandes. Elles demandent de :
- Déclarer recevable l'intervention volontaire de la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG venant au droit d'ABEILLE Assurance ;
- Juger que les concluantes ne s'opposent pas à l'instauration d'une mesure d'expertise médicale judiciaire de Madame [Q] ;
- Réduire la demande de provision de Madame [Q] à une somme de 1 000 € ;
- Juger que les frais d'expertise judiciaire seront avancés par Madame [D] [Q] ;
- Débouter Madame [D] [Q] de sa demande au titre de l'article 700 ;
- Juger que les dépens seront réservés.

Les défenderesses exposent qu’à compter du 1er janvier 2026, et en application des dispositions de l'article L324 – 1 du code des assurances, l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution a approuvé le transfert par la société ABEILLE IARD et SANTE, cédante, de son portefeuille de contrats d'assurance automobile, MRH et GAV commercialisé sous le nom d'EUROFIL à la succursale française de la société ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG cessionnaire. Elles indiquent que c'est en application de ces dispositions que la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG intervient volontairement aux débats au lieu et place de la compagnie d'assurance ABEILLE Assurance.
L’affaire a été mise en délibéré au 20 mai 2026, par mise à disposition au greffe.

Motifs

MOTIFS

1-Sur la demande d’intervention volontaire de la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG

Aux termes des articles 328 et suivants du Code de procédure civile, l’intervention volontaire est principale ou accessoire. Elle est accessoire lorsqu’elle appuie les prétentions d’une partie, et alors, elle est recevable si son auteur a intérêt, pour la conservation de ses droits, à soutenir cette partie.

En l’espèce, à compter du 1er janvier 2026, l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution a approuvé le transfert par la société ABEILLE IARD ET SANTE, cédante, de son portefeuille de contrats d'assurance automobile, MRH et GAV commercialisé sous le nom d'EUROFIL à la succursale française de la société ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG cessionnaire.

Par conséquent, il y a lieu de recevoir l’intervention volontaire de la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, en lieu et place de la compagnie ABEILLE ASSURANCES, et de la déclarer recevable.


2 - Sur la demande d’expertise

Aux termes de l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir, avant tout procès, la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution du litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.

En l’espèce, il n’est pas contesté que le 8 octobre 2024, Madame [D] [Q] a été victime d’un accident de la circulation sur la commune de [Localité 3] alors qu'elle était au volant de son véhicule et à l'arrêt dans un embouteillage et qu’elle a été percutée par l'arrière par le véhicule RENAULT Kangoo conduit par Madame [H] [B], assuré auprès de la compagnie ABEILLE ASSURANCES devenue ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG. Elle verse par ailleurs diverses pièces médicales attestant de traumatismes au rachis cervical et lombaire, à la hanche gauche, des vomissements et vertiges, des douleurs chroniques, un suivi médical prolongé, ainsi qu’un arrêt de travail continu du 8 octobre 2024 au 21 novembre 2024. 

En conséquence, Madame [D] [Q] justifie d’un motif légitime à voir ordonner une expertise judiciaire, expertise dont le principe n’est au demeurant pas contesté par les défendeurs.

La mission d’expertise sera détaillée au dispositif de la présente décision. 

Les frais seront avancés par le demandeur qui y a intérêt.


3- Sur la demande de provision

L’article 835 alinéa 2 du Code de procédure civile prévoit que dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, le président du tribunal judiciaire peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.

Le juge des référés peut accorder au créancier une provision lorsque l’existence de l’obligation au paiement n’est pas sérieusement contestable.

Il apparaît que Madame [H] [B] et la compagnie ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG ne contestent pas l’existence de l’obligation au paiement à valoir sur l’indemnisation des préjudices, celles-ci ayant proposé une provision à hauteur de 1 000 euros. 

Cette obligation n’est pas sérieusement contestable en l’état des pièces produites aux débats.

En conséquence, la demande de provision formulée à valoir de l’indemnisation des préjudices devra être accueillie à hauteur de 1.500 euros. Le surplus de la demande sera rejeté.

3- Sur les demandes accessoires 

Les dépens resteront à la charge de la demanderesse à cette instance en référé-expertise dans laquelle les défenderesses ne peuvent, à ce stade procédural, être considérées comme une partie perdante. La présente décision qui met fin à l'instance en référé n'autorise en outre aucune possibilité de réserver la décision sur les dépens.

De plus, il n’y a pas lieu à ce stade de la procédure de prononcer une condamnation sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.


PAR CES MOTIFS

Valérie DUCAM, Vice-présidente, Juge des référés,

Statuant par décision contradictoire, par mise à disposition au greffe, susceptible d'appel, 

Vu l’article 145 du Code de procédure civile ;

ACCUEILLONS la demande d’intervention volontaire de la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, en lieu et place de la compagnie ABEILLE ASSURANCES, et la DECLARONS recevable ;

ORDONNONS une mesure d’expertise judiciaire et désignons pour y procéder : 

[I] [U]
[Adresse 4]
Tél : [XXXXXXXX01] - [Localité 4]. : 06.75.06.13.10 Mèl : [Courriel 1]

Disons que l'expert aura pour mission :

Après avoir recueilli les renseignements nécessaires sur l'identité de la victime et sa situation, les conditions de son activité professionnelle, son niveau scolaire s'il s'agit d'un enfant ou d'un étudiant, son statut et/ou sa formation s'il s'agit d'un demandeur d'emploi, son mode de vie antérieure à l'accident et sa situation actuelle ;

1. Contact avec la victime : Convoquer les parties intéressées dans un délai minimum de 15 jours et recueillir leurs prétentions. 

2. Dossier médical : Se faire délivrer par la victime ou son représentant légal les documents médicaux relatifs à l'accident, en particulier le certificat médical initial, le(s) compte(s) rendu(s) d'hospitalisation, le dossier d'imagerie etc. 

3. Situation personnelle et professionnelle : Prendre connaissance de l'identité de la victime; fournir le maximum de renseignements sur son mode de vie, ses conditions d’activités professionnelles, son statut exact ; préciser, s'il s'agit d'un enfant, d'un étudiant ou d'un élève en formation professionnelle, son niveau scolaire, la nature de ses diplômes ou de sa formation ; s'il s'agit d'un demandeur d'emploi, préciser son statut et/ou sa formation. 

4.Rappel des faits : A partir des déclarations de la victime (ou de son entourage si nécessaire) et des documents médicaux fournis : 
• Relater les circonstances de l’accident ; 
• Décrire en détail les lésions initiales, les suites immédiates et leur évolution ; 
• Décrire, en cas de difficultés particulières éprouvées par la victime, les conditions de reprise de l'autonomie et, lorsqu'elle a eu recours à une aide temporaire (humaine ou matérielle), en préciser la nature et la durée. 

5. Soins avant consolidation : Décrire tous les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu'à la consolidation, en précisant leur imputabilité, leur nature, leur durée et en indiquant les dates exactes d'hospitalisation avec, pour chaque période, la nature et le nom de l'établissement, le ou les services concernés.

6.Lésions initiales et évolution : Dans le chapitre des commentaires et/ou celui des documents présentés, retranscrire dans son intégralité le certificat médical initial, en préciser la date et l'origine et reproduire totalement ou partiellement les différents documents médicaux permettant de connaître les lésions initiales et les principales étapes de leur évolution. 

7. Examens complémentaires : Prendre connaissance des examens complémentaires produits et les interpréter. 

8.Doléances : Recueillir et retranscrire dans leur entier les doléances exprimées par la victime (ou par son entourage si nécessaire) en lui (leur) faisant préciser notamment les conditions, date d'apparition et importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle, ainsi que leurs conséquences sur la vie quotidienne

9.Antécédents et état antérieur : Dans le respect du Code de déontologie médicale, interroger la victime sur ses antécédents médicaux, ne les rapporter et ne les discuter que s'ils constituent un état antérieur susceptible d'avoir une incidence sur les lésions, leur évolution et les séquelles présentées. Au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l’état antérieur et la part imputable au fait dommageable. Au cas où il n’y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l’avenir. 

10.Examen clinique : [Etablissement 1] à un examen clinique détaillé en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime. Retranscrire ces constatations dans le rapport. 

11.Discussion : Analyser dans une discussion précise et synthétique l'imputabilité à l'accident des lésions initiales, de leur évolution et des séquelles en prenant en compte, notamment, les doléances de la victime et les données de l'examen clinique ; se prononcer sur le caractère direct et certain de cette imputabilité et indiquer l'incidence éventuelle d'un état antérieur. L’Expert répondra ensuite aux points suivants : 

12.Gênes temporaires constitutives d’un déficit fonctionnel temporaire : Que la victime exerce ou non une activité professionnelle : 
• Prendre en considération toutes les gênes temporaires subies par la victime dans la réalisation de ses activités habituelles à la suite de l’accident ; en préciser la nature et la durée (notamment hospitalisation, astreinte aux soins, difficultés dans la réalisation des tâches ménagères) ; 
• En discuter l'imputabilité à l’accident en fonction des lésions et de leur évolution et en préciser le caractère direct et certain. Si l’incapacité fonctionnelle n’a été que partielle, en préciser le taux.

13. Arrêt temporaire des activités professionnelles : En cas d'arrêt temporaire des activités professionnelles, en préciser la durée et les conditions de reprise. En discuter l'imputabilité a l'accident en fonction des lésions et de leurs évolutions rapportées à l'activité exercée. 

14.Consolidation : Fixer la date de consolidation, qui se définit comme « le moment où les lésions se sont fixées et ont pris un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire si ce n’est pour éviter une aggravation, et qu’il devient possible d’apprécier l’existence éventuelle d’une atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique ». 

15.Déficit fonctionnel permanent : Décrire les séquelles imputables, fixer par référence à la dernière édition du Barème indicatif d’incapacité en droit commun, publié par le Concours Médical, le taux éventuel résultant d’une ou plusieurs atteinte(s)permanente(s) à l'intégrité physique et psychique persistant au moment de la consolidation, constitutif d'un déficit fonctionnel permanent. 
Le DFP se définit comme« la réduction définitive du potentiel physique, psychosensoriel ou intellectuel résultant d’une atteinte à l’intégrité anatomo-physiologique médicalement constatable donc appréciable par un examen clinique approprié, complété par l’étude des examens complémentaires produits à laquelle s’ajoutent les phénomènes douloureux et les répercussions psychologiques normalement liés à l’atteinte séquellaire décrite ainsi que les conséquences habituellement et objectivement liées à cette atteinte dans la vie de tous les jours ». Dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur celui-ci et décrire les conséquences de cette situation. 

16.Souffrances endurées : Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales liées à l'accident s'étendant de la date de celui-ci à la date de consolidation. Elles sont représentées par « la douleur physique consécutive à la gravité des blessures, à leur évolution, à la nature, la durée et le nombre d’hospitalisations, à l’intensité et au caractère astreignant des soins auxquels s’ajoutent les souffrances psychiques et morales représentées par les troubles et phénomènes émotionnels découlant de la situation engendrée par l’accident et que le médecin sait être habituellement liées à la nature des lésions et à leur évolution ». Elles s'évaluent selon l'échelle habituelle de 7 degrés. 

17. Dommage esthétique : Donner un avis sur l'existence, la nature et l'importance du dommage esthétique imputable à l'accident en précisant s’il est temporaire ou définitif. L'évaluer selon l'échelle habituelle de 7 degrés, indépendamment de l'éventuelle atteinte physiologique déjà prise en compte au titre de l'Atteinte permanente à l'Intégrité Physique et Psychique. 

18.Répercussion des séquelles : 
• Lorsque la victime fait état d'une incidence dans l'exercice de ses activités professionnelles ou d'une modification de la formation prévue ou de son abandon (s'il s'agit d'un écolier, d'un étudiant ou d'un élève en cours de formation professionnelle), émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif en précisant les gestes professionnels rendus plus difficiles ou impossibles ; dire si un changement de poste ou d’emploi apparaît nécessaire ; 
• Lorsque la victime fait état d'une répercussion dans l'exercice de ses activités spécifiques sportives ou de loisirs effectivement pratiqués antérieurement à l'accident, émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif ; 
• Lorsque la victime fait état d'une répercussion dans sa vie sexuelle, décrire le préjudice sexuel en précisant s’il recouvre l’un ou plusieurs des trois aspects pouvant être altérés séparément ou cumulativement, partiellement ou totalement : la morphologie, l’acte sexuel (libido, impuissance ou frigidité) et la fertilité (fonction de reproduction) ; Emettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif. 

19. Soins après consolidation : Se prononcer sur la nécessité de soins médicaux, paramédicaux, d'appareillage ou de prothèse, nécessaires après consolidation pour éviter une aggravation de l'état séquellaire ; justifier l'imputabilité des soins à l'accident en cause en précisant s'il s'agit de frais occasionnels c'est-à-dire limités dans le temps ou de frais viagers. 

20. Indiquer si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle est, ou a été, nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne). 

21.Conclusions : Conclure en rappelant la date de l'accident, la date et le lieu de l'examen, la date de consolidation et l'évaluation médico-légale retenue pour les points 12 à 19. 

22. Procéder selon la méthode du pré-rapport afin de provoquer les dires écrits des parties dans tel délai de rigueur déterminé de manière raisonnable et y répondre avec précision. 

23. Si le cas le justifie, dire que l’expert commis pourra s’adjoindre les services du Sapiteur de son choix.

DISONS que, pour exécuter la mission, l’expert procédera conformément aux dispositions des articles 233, 234, 235, 237, 238, 239, 242, 243, 244, 245, 247, 248, 267 et 273 à 284-1 du Code de procédure civile ;
  
DISONS que l'expert sera saisi par un avis de consignation du greffe et fera connaître sans délai son acceptation ;
 
DISONS qu'en cas de refus ou d'empêchement légitime, il sera pourvu aussitôt à son remplacement ;
 
DISONS que l’expert déposera un exemplaire de son rapport au greffe du tribunal dans les quatre mois de sa saisine, sauf prorogation de ce délai, dûment sollicitée en temps utile auprès du juge du contrôle, ainsi qu’une copie du rapport à chaque partie (ou à son avocat pour celles étant assistées) ;
  
DISONS que Madame [D] [Q] devra verser une consignation de 1 200 euros (mille deux cents euros), entre les mains du Régisseur d’avances et de recettes de ce tribunal, au plus tard six semaines après la demande de consignation, délai de rigueur ;

DISONS que cette consignation pourra être réglée :
*Par virement bancaire sur le compte de la Régie du Tribunal Judiciaire de NIMES dont les coordonnées sont les suivantes : [XXXXXXXXXX01] – BIC : TRPUFRP1, en indiquant impérativement le numéro RG du dossier en référence du virement ;
*OU, à défaut, par chèque bancaire libellé à l’ordre du « Régisseur du Tribunal Judiciaire de NIMES » ;

DISONS qu’à défaut de consignation complète dans le délai prescrit, la désignation des experts sera automatiquement caduque conformément à l’article 271 du Code de procédure civile et privée de tout effet, sauf prorogation du délai ou relevé de caducité, à la demande d’une partie se prévalant d’un motif légitime ;
 
DISONS qu'en cas d'admission à l'aide juridictionnelle, la partie désignée sera dispensée du versement de la consignation susvisée et les frais d'expertise seront avancés et recouvrés directement par le Trésor Public ;

DISONS que l'expert tiendra informée Madame la Présidente du Tribunal chargée du contrôle des expertises des éventuelles difficultés rencontrées ;
 
CONDAMNONS solidairement Madame [H] [B] et la compagnie ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG au paiement à Madame [D] [Q] de la somme provisionnelle de 1 500 euros, à valoir sur l’indemnisation de ses préjudices ;

DISONS n’y avoir lieu à application de l’article 700 du Code de procédure civile ;

Dispositif

LAISSONS la charge des dépens à Madame [D] [Q] ; 

RAPPELONS que la présente bénéficie de l’exécution provisoire de droit.


La Greffière La Présidente
Texte intégral
RG - N° RG 26/00117 - N° Portalis DBX2-W-B7K-LMF2
Maître Jean-michel DIVISIA de la SCP COULOMB DIVISIA CHIARINI
Maître Emmanuelle VAJOU de la SELARL LX NIMES
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE 
DE [Localité 1]


ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ RENDUE LE 20 MAI 2026


PARTIES :

DEMANDERESSE

Mme [D] [Q]
née le 26 Septembre 1977 à [Localité 2] (MAROC), 
demeurant [Adresse 1]
représentée par Maître Emmanuelle VAJOU de la SELARL LX NIMES, avocats au barreau de NIMES, Maître Thibault POMARES de la SCP ABP AVOCATS CONSEILS, avocats au barreau de TARASCON


DEFENDERESSES


Compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG,
Venant au droit de ABEILLE ASSURANCES
Compagnie d'assurance dont le siège social est [Adresse 2] (Allemagne), prise en la personne de son représentant légal - domicilié en cette qualité audit siège
intervenante volontaire
représentée par Maître Jean-michel DIVISIA de la SCP COULOMB DIVISIA CHIARINI, avocats au barreau de NIMES

Mme [H] [B]
née le 18 Septembre 1966 
demeurant [Adresse 3]
représentée par Maître Jean-michel DIVISIA de la SCP COULOMB DIVISIA CHIARINI, avocats au barreau de NIMES


Ordonnance contradictoire, en premier ressort, prononcée par Valérie DUCAM, Vice-Président, tenant l’audience des référés, par délégation de Madame le président du tribunal judiciaire de Nîmes, assistée de Aurélie VIALLE, Greffière, présente lors des débats et du prononcé du délibéré, après que la cause a été débattue à l’audience publique du 15 avril 2026 où l’affaire a été mise en délibéré au 20 mai 2026, les parties ayant été avisées que l’ordonnance serait prononcée par sa mise à disposition au greffe du tribunal judiciaire. 





EXPOSE DU LITIGE

Le 8 octobre 2024, Madame [D] [Q] a été victime d’un accident de la circulation sur la commune de [Localité 3]. Alors qu'elle était au volant de son véhicule et à l'arrêt dans un embouteillage, elle a été percutée par l'arrière par le véhicule RENAULT Kangoo conduit par Madame [H] [B], assuré auprès de la compagnie ABEILLE ASSURANCES.

Par actes de commissaire de justice en date des 29 janvier et 10 février 2026, Madame [D] [Q] a assigné Madame [H] [B] et la compagnie ABEILLE ASSURANCES devant Madame la Présidente du Tribunal judiciaire de Nîmes statuant en matière de référé, aux fins de voir :
- Ordonner une mesure d’expertise médicale ;
- Condamner solidairement les défendeurs à verser à Madame [D] [Q] une provision de 2 000,00 à valoir sur l'indemnisation de ses préjudices ;
- Dire que les frais d'expertise seront provisionnés par ABEILLE ASSURANCES, en sa qualité de gestionnaire du sinistre pour le compte de l'assureur du tiers responsable ;
- Condamner solidairement les défendeurs à verser à Madame [D] [Q] la somme de 1500€ au titre de l'article 700 du Code de procédure civile ;
- Condamner solidairement les défendeurs aux entiers dépens de la présente instance.

L’affaire est venue à l’audience du 15 avril 2026.

A cette audience, Madame [D] [Q] a repris oralement les termes de son assignation, à laquelle il convient de se référer pour plus ample exposé des faits et moyens soulevés, et maintenu l’ensemble de ses demandes initiales.

Madame [H] [B] et la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, intervenant volontaire, ont repris oralement les termes de leurs conclusions, auxquelles il convient de se référer pour plus ample exposé des faits et moyens soulevé, et maintenu l’ensemble de leurs demandes. Elles demandent de :
- Déclarer recevable l'intervention volontaire de la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG venant au droit d'ABEILLE Assurance ;
- Juger que les concluantes ne s'opposent pas à l'instauration d'une mesure d'expertise médicale judiciaire de Madame [Q] ;
- Réduire la demande de provision de Madame [Q] à une somme de 1 000 € ;
- Juger que les frais d'expertise judiciaire seront avancés par Madame [D] [Q] ;
- Débouter Madame [D] [Q] de sa demande au titre de l'article 700 ;
- Juger que les dépens seront réservés.

Les défenderesses exposent qu’à compter du 1er janvier 2026, et en application des dispositions de l'article L324 – 1 du code des assurances, l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution a approuvé le transfert par la société ABEILLE IARD et SANTE, cédante, de son portefeuille de contrats d'assurance automobile, MRH et GAV commercialisé sous le nom d'EUROFIL à la succursale française de la société ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG cessionnaire. Elles indiquent que c'est en application de ces dispositions que la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG intervient volontairement aux débats au lieu et place de la compagnie d'assurance ABEILLE Assurance.
L’affaire a été mise en délibéré au 20 mai 2026, par mise à disposition au greffe.




MOTIFS

1-Sur la demande d’intervention volontaire de la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG

Aux termes des articles 328 et suivants du Code de procédure civile, l’intervention volontaire est principale ou accessoire. Elle est accessoire lorsqu’elle appuie les prétentions d’une partie, et alors, elle est recevable si son auteur a intérêt, pour la conservation de ses droits, à soutenir cette partie.

En l’espèce, à compter du 1er janvier 2026, l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution a approuvé le transfert par la société ABEILLE IARD ET SANTE, cédante, de son portefeuille de contrats d'assurance automobile, MRH et GAV commercialisé sous le nom d'EUROFIL à la succursale française de la société ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG cessionnaire.

Par conséquent, il y a lieu de recevoir l’intervention volontaire de la compagnie d'assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, en lieu et place de la compagnie ABEILLE ASSURANCES, et de la déclarer recevable.


2 - Sur la demande d’expertise

Aux termes de l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir, avant tout procès, la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution du litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.

En l’espèce, il n’est pas contesté que le 8 octobre 2024, Madame [D] [Q] a été victime d’un accident de la circulation sur la commune de [Localité 3] alors qu'elle était au volant de son véhicule et à l'arrêt dans un embouteillage et qu’elle a été percutée par l'arrière par le véhicule RENAULT Kangoo conduit par Madame [H] [B], assuré auprès de la compagnie ABEILLE ASSURANCES devenue ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG. Elle verse par ailleurs diverses pièces médicales attestant de traumatismes au rachis cervical et lombaire, à la hanche gauche, des vomissements et vertiges, des douleurs chroniques, un suivi médical prolongé, ainsi qu’un arrêt de travail continu du 8 octobre 2024 au 21 novembre 2024. 

En conséquence, Madame [D] [Q] justifie d’un motif légitime à voir ordonner une expertise judiciaire, expertise dont le principe n’est au demeurant pas contesté par les défendeurs.

La mission d’expertise sera détaillée au dispositif de la présente décision. 

Les frais seront avancés par le demandeur qui y a intérêt.


3- Sur la demande de provision

L’article 835 alinéa 2 du Code de procédure civile prévoit que dans les cas où l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable, le président du tribunal judiciaire peut accorder une provision au créancier, ou ordonner l'exécution de l'obligation même s'il s'agit d'une obligation de faire.

Le juge des référés peut accorder au créancier une provision lorsque l’existence de l’obligation au paiement n’est pas sérieusement contestable.

Il apparaît que Madame [H] [B] et la compagnie ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG ne contestent pas l’existence de l’obligation au paiement à valoir sur l’indemnisation des préjudices, celles-ci ayant proposé une provision à hauteur de 1 000 euros. 

Cette obligation n’est pas sérieusement contestable en l’état des pièces produites aux débats.

En conséquence, la demande de provision formulée à valoir de l’indemnisation des préjudices devra être accueillie à hauteur de 1.500 euros. Le surplus de la demande sera rejeté.

3- Sur les demandes accessoires 

Les dépens resteront à la charge de la demanderesse à cette instance en référé-expertise dans laquelle les défenderesses ne peuvent, à ce stade procédural, être considérées comme une partie perdante. La présente décision qui met fin à l'instance en référé n'autorise en outre aucune possibilité de réserver la décision sur les dépens.

De plus, il n’y a pas lieu à ce stade de la procédure de prononcer une condamnation sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile.


PAR CES MOTIFS

Valérie DUCAM, Vice-présidente, Juge des référés,

Statuant par décision contradictoire, par mise à disposition au greffe, susceptible d'appel, 

Vu l’article 145 du Code de procédure civile ;

ACCUEILLONS la demande d’intervention volontaire de la compagnie d’assurance ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG, en lieu et place de la compagnie ABEILLE ASSURANCES, et la DECLARONS recevable ;

ORDONNONS une mesure d’expertise judiciaire et désignons pour y procéder : 

[I] [U]
[Adresse 4]
Tél : [XXXXXXXX01] - [Localité 4]. : 06.75.06.13.10 Mèl : [Courriel 1]

Disons que l'expert aura pour mission :

Après avoir recueilli les renseignements nécessaires sur l'identité de la victime et sa situation, les conditions de son activité professionnelle, son niveau scolaire s'il s'agit d'un enfant ou d'un étudiant, son statut et/ou sa formation s'il s'agit d'un demandeur d'emploi, son mode de vie antérieure à l'accident et sa situation actuelle ;

1. Contact avec la victime : Convoquer les parties intéressées dans un délai minimum de 15 jours et recueillir leurs prétentions. 

2. Dossier médical : Se faire délivrer par la victime ou son représentant légal les documents médicaux relatifs à l'accident, en particulier le certificat médical initial, le(s) compte(s) rendu(s) d'hospitalisation, le dossier d'imagerie etc. 

3. Situation personnelle et professionnelle : Prendre connaissance de l'identité de la victime; fournir le maximum de renseignements sur son mode de vie, ses conditions d’activités professionnelles, son statut exact ; préciser, s'il s'agit d'un enfant, d'un étudiant ou d'un élève en formation professionnelle, son niveau scolaire, la nature de ses diplômes ou de sa formation ; s'il s'agit d'un demandeur d'emploi, préciser son statut et/ou sa formation. 

4.Rappel des faits : A partir des déclarations de la victime (ou de son entourage si nécessaire) et des documents médicaux fournis : 
• Relater les circonstances de l’accident ; 
• Décrire en détail les lésions initiales, les suites immédiates et leur évolution ; 
• Décrire, en cas de difficultés particulières éprouvées par la victime, les conditions de reprise de l'autonomie et, lorsqu'elle a eu recours à une aide temporaire (humaine ou matérielle), en préciser la nature et la durée. 

5. Soins avant consolidation : Décrire tous les soins médicaux et paramédicaux mis en œuvre jusqu'à la consolidation, en précisant leur imputabilité, leur nature, leur durée et en indiquant les dates exactes d'hospitalisation avec, pour chaque période, la nature et le nom de l'établissement, le ou les services concernés.

6.Lésions initiales et évolution : Dans le chapitre des commentaires et/ou celui des documents présentés, retranscrire dans son intégralité le certificat médical initial, en préciser la date et l'origine et reproduire totalement ou partiellement les différents documents médicaux permettant de connaître les lésions initiales et les principales étapes de leur évolution. 

7. Examens complémentaires : Prendre connaissance des examens complémentaires produits et les interpréter. 

8.Doléances : Recueillir et retranscrire dans leur entier les doléances exprimées par la victime (ou par son entourage si nécessaire) en lui (leur) faisant préciser notamment les conditions, date d'apparition et importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle, ainsi que leurs conséquences sur la vie quotidienne

9.Antécédents et état antérieur : Dans le respect du Code de déontologie médicale, interroger la victime sur ses antécédents médicaux, ne les rapporter et ne les discuter que s'ils constituent un état antérieur susceptible d'avoir une incidence sur les lésions, leur évolution et les séquelles présentées. Au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l’état antérieur et la part imputable au fait dommageable. Au cas où il n’y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l’avenir. 

10.Examen clinique : [Etablissement 1] à un examen clinique détaillé en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime. Retranscrire ces constatations dans le rapport. 

11.Discussion : Analyser dans une discussion précise et synthétique l'imputabilité à l'accident des lésions initiales, de leur évolution et des séquelles en prenant en compte, notamment, les doléances de la victime et les données de l'examen clinique ; se prononcer sur le caractère direct et certain de cette imputabilité et indiquer l'incidence éventuelle d'un état antérieur. L’Expert répondra ensuite aux points suivants : 

12.Gênes temporaires constitutives d’un déficit fonctionnel temporaire : Que la victime exerce ou non une activité professionnelle : 
• Prendre en considération toutes les gênes temporaires subies par la victime dans la réalisation de ses activités habituelles à la suite de l’accident ; en préciser la nature et la durée (notamment hospitalisation, astreinte aux soins, difficultés dans la réalisation des tâches ménagères) ; 
• En discuter l'imputabilité à l’accident en fonction des lésions et de leur évolution et en préciser le caractère direct et certain. Si l’incapacité fonctionnelle n’a été que partielle, en préciser le taux.

13. Arrêt temporaire des activités professionnelles : En cas d'arrêt temporaire des activités professionnelles, en préciser la durée et les conditions de reprise. En discuter l'imputabilité a l'accident en fonction des lésions et de leurs évolutions rapportées à l'activité exercée. 

14.Consolidation : Fixer la date de consolidation, qui se définit comme « le moment où les lésions se sont fixées et ont pris un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire si ce n’est pour éviter une aggravation, et qu’il devient possible d’apprécier l’existence éventuelle d’une atteinte permanente à l’intégrité physique et psychique ». 

15.Déficit fonctionnel permanent : Décrire les séquelles imputables, fixer par référence à la dernière édition du Barème indicatif d’incapacité en droit commun, publié par le Concours Médical, le taux éventuel résultant d’une ou plusieurs atteinte(s)permanente(s) à l'intégrité physique et psychique persistant au moment de la consolidation, constitutif d'un déficit fonctionnel permanent. 
Le DFP se définit comme« la réduction définitive du potentiel physique, psychosensoriel ou intellectuel résultant d’une atteinte à l’intégrité anatomo-physiologique médicalement constatable donc appréciable par un examen clinique approprié, complété par l’étude des examens complémentaires produits à laquelle s’ajoutent les phénomènes douloureux et les répercussions psychologiques normalement liés à l’atteinte séquellaire décrite ainsi que les conséquences habituellement et objectivement liées à cette atteinte dans la vie de tous les jours ». Dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur celui-ci et décrire les conséquences de cette situation. 

16.Souffrances endurées : Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales liées à l'accident s'étendant de la date de celui-ci à la date de consolidation. Elles sont représentées par « la douleur physique consécutive à la gravité des blessures, à leur évolution, à la nature, la durée et le nombre d’hospitalisations, à l’intensité et au caractère astreignant des soins auxquels s’ajoutent les souffrances psychiques et morales représentées par les troubles et phénomènes émotionnels découlant de la situation engendrée par l’accident et que le médecin sait être habituellement liées à la nature des lésions et à leur évolution ». Elles s'évaluent selon l'échelle habituelle de 7 degrés. 

17. Dommage esthétique : Donner un avis sur l'existence, la nature et l'importance du dommage esthétique imputable à l'accident en précisant s’il est temporaire ou définitif. L'évaluer selon l'échelle habituelle de 7 degrés, indépendamment de l'éventuelle atteinte physiologique déjà prise en compte au titre de l'Atteinte permanente à l'Intégrité Physique et Psychique. 

18.Répercussion des séquelles : 
• Lorsque la victime fait état d'une incidence dans l'exercice de ses activités professionnelles ou d'une modification de la formation prévue ou de son abandon (s'il s'agit d'un écolier, d'un étudiant ou d'un élève en cours de formation professionnelle), émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif en précisant les gestes professionnels rendus plus difficiles ou impossibles ; dire si un changement de poste ou d’emploi apparaît nécessaire ; 
• Lorsque la victime fait état d'une répercussion dans l'exercice de ses activités spécifiques sportives ou de loisirs effectivement pratiqués antérieurement à l'accident, émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif ; 
• Lorsque la victime fait état d'une répercussion dans sa vie sexuelle, décrire le préjudice sexuel en précisant s’il recouvre l’un ou plusieurs des trois aspects pouvant être altérés séparément ou cumulativement, partiellement ou totalement : la morphologie, l’acte sexuel (libido, impuissance ou frigidité) et la fertilité (fonction de reproduction) ; Emettre un avis motivé en discutant son imputabilité à l'accident, aux lésions et aux séquelles retenues. Se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif. 

19. Soins après consolidation : Se prononcer sur la nécessité de soins médicaux, paramédicaux, d'appareillage ou de prothèse, nécessaires après consolidation pour éviter une aggravation de l'état séquellaire ; justifier l'imputabilité des soins à l'accident en cause en précisant s'il s'agit de frais occasionnels c'est-à-dire limités dans le temps ou de frais viagers. 

20. Indiquer si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle est, ou a été, nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne). 

21.Conclusions : Conclure en rappelant la date de l'accident, la date et le lieu de l'examen, la date de consolidation et l'évaluation médico-légale retenue pour les points 12 à 19. 

22. Procéder selon la méthode du pré-rapport afin de provoquer les dires écrits des parties dans tel délai de rigueur déterminé de manière raisonnable et y répondre avec précision. 

23. Si le cas le justifie, dire que l’expert commis pourra s’adjoindre les services du Sapiteur de son choix.

DISONS que, pour exécuter la mission, l’expert procédera conformément aux dispositions des articles 233, 234, 235, 237, 238, 239, 242, 243, 244, 245, 247, 248, 267 et 273 à 284-1 du Code de procédure civile ;
  
DISONS que l'expert sera saisi par un avis de consignation du greffe et fera connaître sans délai son acceptation ;
 
DISONS qu'en cas de refus ou d'empêchement légitime, il sera pourvu aussitôt à son remplacement ;
 
DISONS que l’expert déposera un exemplaire de son rapport au greffe du tribunal dans les quatre mois de sa saisine, sauf prorogation de ce délai, dûment sollicitée en temps utile auprès du juge du contrôle, ainsi qu’une copie du rapport à chaque partie (ou à son avocat pour celles étant assistées) ;
  
DISONS que Madame [D] [Q] devra verser une consignation de 1 200 euros (mille deux cents euros), entre les mains du Régisseur d’avances et de recettes de ce tribunal, au plus tard six semaines après la demande de consignation, délai de rigueur ;

DISONS que cette consignation pourra être réglée :
*Par virement bancaire sur le compte de la Régie du Tribunal Judiciaire de NIMES dont les coordonnées sont les suivantes : [XXXXXXXXXX01] – BIC : TRPUFRP1, en indiquant impérativement le numéro RG du dossier en référence du virement ;
*OU, à défaut, par chèque bancaire libellé à l’ordre du « Régisseur du Tribunal Judiciaire de NIMES » ;

DISONS qu’à défaut de consignation complète dans le délai prescrit, la désignation des experts sera automatiquement caduque conformément à l’article 271 du Code de procédure civile et privée de tout effet, sauf prorogation du délai ou relevé de caducité, à la demande d’une partie se prévalant d’un motif légitime ;
 
DISONS qu'en cas d'admission à l'aide juridictionnelle, la partie désignée sera dispensée du versement de la consignation susvisée et les frais d'expertise seront avancés et recouvrés directement par le Trésor Public ;

DISONS que l'expert tiendra informée Madame la Présidente du Tribunal chargée du contrôle des expertises des éventuelles difficultés rencontrées ;
 
CONDAMNONS solidairement Madame [H] [B] et la compagnie ALLIANZ DIRECT VERSICHERUNGS-AG au paiement à Madame [D] [Q] de la somme provisionnelle de 1 500 euros, à valoir sur l’indemnisation de ses préjudices ;

DISONS n’y avoir lieu à application de l’article 700 du Code de procédure civile ;

LAISSONS la charge des dépens à Madame [D] [Q] ; 

RAPPELONS que la présente bénéficie de l’exécution provisoire de droit.


La Greffière La Présidente

Décisions proches

Celles qui citent les mêmes textes rares que celle-ci (code de procedure civile 233, code de procedure civile 234, code de procedure civile 245, code de procedure civile 239, code de procedure civile 243, code de procedure civile 247, code des assurances L324-1, code de procedure civile 242, code de procedure civile 238, code de procedure civile 244, code de procedure civile 235, code de procedure civile 328, code de procedure civile 237, code de procedure civile 267). Sans IA : les citations relevées dans les décisions.

Mise à jour de la source le 2026-07-13T21:14:35.884Z.